Patrimoine et Histoire de Champfromier, par Ghislain LANCEL

Châtillon-en-Michaille/Généalogie : Lacroix

 

La présence des Lacroix à Châtillon-en-Michaille (Ain) commence, dès 1743, par une exploitation agricole justifiant d'être contribuable de la taille due en cette paroisse (probablement suite à l'achat des biens d'une personne décédée), payée par un Germain Lacroix, fils de Claude, habitant au hameau de Beaumont de la paroisse de St-Germain-de-la-Roche (de nos jours St-Germain-sur-Rhône, en Haute Savoie), cette paroisse étant située à près de 20 km de Châtillon. Germain habitera Châtillon avec sa famille dès avant 1743. Sa terre est transmise à Jean-Baptiste, son fils d'un premier lit, né après un mariage tardif. Mais ce dernier, pourtant marié lui aussi à deux reprises, n'eut pas de fils viable pour poursuivre l'exploitation agricole.

Bien avant, la terre semblait déjà reprise et partagée entre deux enfants d'un Jean-Claude Lacroix (de St-Germain). Ils étaient très probablement apparentés, mais les patronymes évoquant "la croix" sont très fréquents, et on manque de justificatifs (à trouver par des actes notariés) pour relier, si c'est le cas, ce Jean-Claude au Jean-Baptiste précédent. Ces deux enfants étaient une fille Claudine née du premier lit (qui, elle-même, se mariera à trois reprises), et un Pierre, étonnamment dit "bourgeois"-laboureur né du second lit. Malgré la lignée paternelle, tous deux sont nés de Châtillon, et il en sera de même pour toute la descendance du fils. Leur grand-père est un Christophe, qui est donc à l'origine de toute la branche des Lacroix de Châtillon établie dès lors.

Au XIXe siècle nombreux sont les Lacroix qui ont abandonné la terre pour des professions commerciales (les deux sœurs Lacroix hôtelières à l'Hôtel de l'Ecu, tout en bas à gauche de la rue de l'Eglise, un marchand drapier, un boucher, etc.), ou des carrières administratives ou d'état (percepteur, juge de paix, douanier). De leurs recherches d'emplois, et de promotions, il en résultera un attrait pour d'autres lieux, essentiellement vers les grandes villes. Faute parfois aussi de postérité mâle, le patronyme Lacroix disparaît à Châtillon. Mais les descendants partagent volontiers les volumineuses notes d'archives privées qui avaient été prises concernant le village et les autres familles de notables.

 

Les Lacroix de Saint-Germain-sous-Roche (de nos jours 74-Saint-Germain-sur-Rhône), exploitants primitifs à Châtillon

I - Claude Lacroix, de Saint-Germain-sous-Roche pouvant être né vers 1674. Il épouse Claudine-Etiennette Lovery (Lovary, Louvrier, etc.), dont Germain, qui suit II :

II - Germain Lacroix, né le 25/01/1699 au hameau de Beaumont de St-Germain-sur-Rhône, décédé à Ardon le 6/05/1753, âgé de 54 ans, assujetti à la taille de Châtillon-en-Michaille de 1743 à 1756, et figurant aussi dans le terrier de Bouvens en 1746. Il se marie deux fois, épousant en 1ères noces, le 13/02/1732 à St-Germain, Jeanne Marie Blanc (décédée à Châtillon le 26/1/1743, ou environ, âgée de 37 ans, probablement de suites de couches), et en secondes noces, dès le 23 avril 1743 à Ardon, avec Hyacinthe Vincent. Germain habitait donc déjà Châtillon en 1743.

Postérité du 1er lit (Blanc)

            1) Jean-Baptiste Lacroix, baptisé le 28/01/1734 à Ardon, qui suit III.

            2) Marie Claudine, née le 1/08/1738 à Ardon, décédée le 20/01/1807 à Châtillon, âgée de 69 ans.

Postérité du 2e lit (Vincent)

            3) Jean François, né le 18/09/1744 à Ardon, décédé le 20/09/1751, âgé de 7 ans.

            4) Jacques, né le 1/12/1749 à Ardon, décédé le 1/01/1748, âgé d'un mois.

            5) Françoise, née le 5/03/1749 à Ardon, présumée décédée en bas-âge.

            6) Antoinette Nicole, née le 17/01/1753 à Ardon, présumée décédée en bas-âge.

IIII - Jean-Baptiste Lacroix, baptisé le 28/01/1734 à Ardon, décédé le 6/05/1803 à Ardon, âgé de 69 ans, cotisant à la taille de Châtillon/Ardon de 1758 à 1786 (la dernière avant la Révolution). Il épouse en 1ères noces, le 31/01/1758 à Ardon, Marie Pelet, décédée le 12/12/1762 à Ardon, âgée de 30 ans, puis en secondes noces, étant veuf, le 6/3/1764 à Ardon, Marie Buffard (de Lancrans, veuve de Claude Sérignat).

Postérité du 1er lit (Pelet)

            1) Marie Françoise, née le 3/01/1759 à Ardon, décédée le 8/02/1759 à Ardon, âgée d'un peu plus d'un mois ;

            2) Jean Antoine, né le 10/01/1760 à Ardon, décédé le 16/01/1766 à Ardon, âgé de 6 ans.

Postérité du 2e lit (Buffard)

            3) Jacques, né le 4/12/1765 à Ardon, qui suit IV.

IV - Jacques Lacroix, né le 4/12/1765 à Ardon, décédé le 14/01/1848 à Ardon, âgé de 82 ans. Sans postérité mâle viable, la généalogie de cette branche s'arrête là. Il épouse, le 25/1/1785 à Ardon, Marie Josèphe Jacquemet, dont :

            1) Jean Antoine, né le 26/11/1785 à Ardon, présumé mort en bas-âge.

            2) Claudine, née le 7/03/1790 à Ardon, décédée le 9/03/1812 à Châtillon, âgée de 22 ans.

 

Généalogie LACROIX (branche principale)

..., dont

III - Christophe Lacroix (qui devrait être né vers 1645/1660, vivant en 1695, présumé de Beaumont, paroisse de St-Germain-sur-Roche (74 - St-Germain-sur-Rhône), dont :

IV - Jean Claude né vers 1685 à Beaumont, paroisse de St-Germain-sur-Roche. Il épouse en 1ères noces, le 19 avril 1695 à Ardon, Françoise Catin (fille de Claude et de Rolanda Buffard-Prieu), et en 2des noces, le 27 janvier 1711 à Ardon, Jeanne Marie Jacquemet, de Châtillon :

Postérité du 1er lit (Françoise Catin) :

1) Antoinette, née le 18/10/1702 à Ardon, décédée le 27 janvier 1787 à Ardon, âgée d'environ 80 ans, et inhumée le lendemain au cimetière d'Ardon (vues 34 et 76/87). Elle s'est toutefois mariée en 1ères noces le 27 janvier 1756 à Ardon, avec Antoine Bernardet, et en 2èmes noces, le 27/1/1756 à Ardon, avec Joseph Berthelier, dont elle est dite la veuve au décès.

2) Rolande Lacroix, baptisée le 23 novembre 1704 à Ardon (parrain : Joseph La Croix, de Franclens [Hte Savoie] ; marraine : Rolande Buffard, de cette paroisse), présumée morte en bas-âge :

3) Claudine Lacroix, baptisée le 31 janvier 1708 à Ardon (parrain : Pierre Louvery, de St-Germain de Roche, en Savoie ; marraine : Claudine Catin, dudit Châtillon), décédée le 4/07/1773 à Ardon, âgée de 65 ans. Elle est soumise aux tailles d'Ardon/Châtillon de 1763 à 1786. Elle épouse en 1ères noces de Jean Crochet (le 7 février 1736 à Ardon, vue 9/21), et en secondes noces, veuve, le 14 octobre 1749 à Ardon (vue 22/29), Antoine Husson charpentier de Charix demeurant à Châtillon, et en troisièmes noces, le 7 janvier 1756 à Ardon de Michel-François Gai (Gay) (de Samoëns en Faucigny, 74, fils d'Amédée et de Françoise Escoffier),

Postérité du 2e lit (Marie Jacquemet) :

4) François (1715-1715) (à vérifier)

5) Hyacinthe, née vers 1716. Elle épouse le 8 février 1741 à Ardon, Claude Girel.

6) Pierre, né le 18 juillet 1719 à Chatillon de Michaille, qui suit V ;

7) Jeanne (à vérifier)

 

V - Pierre Lacroix, né le 18 juillet 1719 à Chatillon de Michaille, décédé le 24 janvier 1790 à Châtillon-en-Michaille, à l'âge de 70 ans, collecteur de dîme, dit bourgeois au baptême de son fils Claude en 1743, laboureur en 1779 (décès de son épouse). Il est imposé à la taille de Châtillon de 1747 à 1786 (environ 2 livres), et, par sa position dans le rôle, il semble bien avoir succédé à Claude Catin (le premier beau-père de son père, lequel avait été maréchal, journalier, imposé de 1700 à 1743 mais mort entre 1723 et 1725). En 1746, Pierre produit aussi une reconnaissance pour des biens à Châtillon envers le seigneur du lieu (De Bouvens) [AD21, B 11073], que l'on retrouve en 1748 dans l'aveu de Claude de Bouvens [AD21, B 11022]. Il se marie le 18 février 1741, à Ardon (vue 9 et 23/48), avec Dlle Denise Girel (née vers 1720, fille de Sr Louis Girel et de Louise Dubuisson, décédée le 22 mars 1779 à Ardon, âgée de 60 ans, vues 3 et 38/66), dont :

0 ??) Joseph, né vers 1738/1747 ?? (éventuellement avant le mariage de ses parents), qui suit VIx.

1) Claude, né le 19 novembre 1743 à Ardon (vue 26/48), décédé le 16 mai 1795, à l'âge de 51 ans, cultivateur, qui suivra VIa.

2) Jean-François, né le 24 juin 1746 à Ardon (vue 37/48), décédé le 11 mai 1752, à l'âge de 5 ans (vue 6/29).

3) Etienne/1. Son acte de baptême n'a pas été trouvé à Ardon entre 1747 et 1754, mais sa filiation, fils Pierre et de Denise Girel, est bien attestée par son acte de mariage. Il épouse, le 26 novembre 1778 à Ardon, Jeanne Sérignat, fille majeure de feu Claude et de Marie Buffard, de Tacon, en présence de Jean-Germain Lacroix (illettré) et d'Antoine Lacroix, tous de Châtillon (vue 31/63 et 63/63). Le couple semble avoir ensuite déménagé car on ne trouve plus de mention d'eux deux, à Ardon, jusqu'en 1784 inclus (ni Geneanet).

4) Benoîte, née le 17 avril 1755 à Ardon (vue 25/29), décédée le 30 juin 1756 à Ardon, à l'âge de 14 mois.

5) Antoine-Marie (dit Antoine/1) Lacroix, né le 28 août 1757 à Ardon, décédé le 22 septembre 1832 à Villes, qui suivra VIb.

6x ??) Joseph, né vers 1747 ??, qui suit VIx.

 

VIx - Joseph/1 Lacroix, né vers 1738/1747 ??, fils Pierre et de Denise Girel, bien attestée par son acte de décès (d'après son âge au décès, il serait né vers 1738, et donc avant le mariage de ses parents, mais il n'a pas été trouvé à Ardon entre 1737 et 1749 ; né après 1747 serait plus logique, ne semblant pas encore majeur de 25 ans lors de son mariage), décédé le 26 décembre 1816 à Châtillon, âgé de 78 ans (vue 7/20, acte 21, placé avant le 20), Maître cordonnier en 1782. Il est imposé aux tailles de 1781 à 1786 (si c'est bien ce vraisemblable Joseph). Il épouse, le 27 octobre 1772 à Ardon (vue 23/49), Josette Gaudin (majeure de 25 ans, fille de Jean-Pierre et de Catherine Rendu, décédée après 1794), dont :

 1)  Claude, né le 20/03/1773 à Ardon, décédé le 13/01/1830 à Châtillon, âgé de 58 ans, cordonnier. Il épouse, le 6 floréal (ou prairial ?) an 5 (21/4/1797) à Châtillon, Jeanne Marie Berthelier, fille d'Antoine et de Marie Buffard, 22 ans, demeurant audit Châtillon [Vue 9/19], dont :

            a) Antoine Marie (dit Antoine), née 18 août 1798 à Châtillon, décédé le 16 mars 1867 à Châtillon, âgé de 69 ans, domestique, décédé au domicile de son maître, veuf (vue 3/24). Il est marié le 16 septembre 1822, à Chézery, avec Jeanne Duraffour (1798-1858), cordonnier, recensés à Châtillon de 1841 à 1856, et en 1866.

            b) Anthelmette, née le 6/07/1801 à Châtillon, mariée le 15/7/1822 à Châtillon, avec Jean Marie Ballivet, de Confort.

            c) Louis, né le 22/07/1803 à Châtillon, marié le 14/6/1826 à Châtillon, avec Marie Mermod, native de Sarzana (Italie, Génois).

            d) Jean Joseph (dit Jean), né le 17 avril 1806 à Châtillon [Vue 10/50], décédé le 9/02/1835 à Châtillon, âgé de 28 ans.

            e) Anthelme Joseph (Jean Anthelme) Lacroix, cordonnier à Châtillon, né le 9 septembre 1807 à Châtillon (fils de Claude, cordonnier, et de Marie Berthelier), décédé le 10 février 1855 à Châtillon, cordonnier âgé de 47 ans. Il épouse le 20 octobre 1829 à Chézery, Louise Blanc, 32 ans, née à Chézery, fille de Philippe et de Françoise Gros-Burdet. Il est recensé sous divers prénom, Jean dit Nambe en 1841, Jean en 1846 et Jean Anthelme en 1851 !

            f) Louise, née le 3/12/1809 à Châtillon, décédée le 23/04/1865 à Châtillon, âgé de 56 ans. Elle épouse, le 20/1/1841 à Châtillon, Pothin Préval, de Lyon.

            g) Joseph Honoré, né le 27/02/1812 à Châtillon, présumé mort en bas-âge.

            h) François, né le 19/04/1814 à Châtillon, décédé le 15/05/1814 à Châtillon, âgé de moins d'un mois.

            i) Jeanne Claudine, née le 27/07/1816 à Châtillon, décédée le 26/05/1822 à Châtillon, âgée de 5 ans.

2) Claude Joseph/2, né le 1er juin 1776 à Ardon (vue 6/63 et 38/63), cordonnier à Châtillon (marchand en 1825), décédé le 30 juillet 1847 à Châtillon en Michaille, à l'âge de 71 ans. Marchand cordonnier, recensé en 1841 et 1846. Il épouse en 1ères noces le 23 prairial an 6 (11/06/1798 à Châtillon), Marie Girod (fille de défunt Joseph et de Claudine Buffard, 23 ans, demeurant à Châtillon [Vue 16/19]) ; et qui épouse en secondes noces le 12 avril 1806 à Châtillon en Michaille, Jeanne Durafourd, dont de ce second lit :

            a) Joséphine/1, née 13 septembre 1807 à Châtillon [vue 34/50], décédée le 2/04/1809 à Châtillon, âgée de 1 an.

            b) Jean Jacques (dit Jean/3), né le 31 décembre 1809 à Châtillon, négociant, décédé drapier le 2 avril 1872 à Châtillon (dit fils de Jean-Jacques !), âgé de 63 ans. Il épouse en 1ères noces, le 11 juin 1844 à Chézery, Jeanne/2 Juillard (1818-1849), et est marié en secondes noces, négociant, le 16 juin 1852 à Billiat avec Marie Césarine Julie (dite Julie) Brunet, modiste, née le 18 janvier 1824 (fille de Louis et de Marie Françoise Crussy). Les trois premiers enfants sont recensés avec leur père, marchand drapier ; et Julie, est marchande de rouennerie, en 1856.

                       Postérité du 1er lit (Juillard) :

                       I - Joseph Hippolyte, né le 12/04/1845 à Châtillon, décédé le 3/03/1851 à Châtillon, âgé de 5 ans, recensé en 1846.

                       II - Henri Antoine, né 9/09/1846 à Châtillon, décédé le 7/03/1871 à Châtillon, âgé de 24 ans, commis voyageur ;

                       III - Marie Esther, née le 30 août 1848 à Châtillon. Elle épouse, le 1/7/1872 à Châtillon, Jean-Victor Gojon, huissier à Châtillon ;

                       Postérité du 2e lit (Brunet) :

                       IV - Jeanne Marie-Louise, née le 5/12/1854 à Châtillon. Elle épouse, le 21/4/1879 à Châtillon, Charles Taverdet, natif de (25) Avanne.

                       V - Marie Honorine Eugénie, jumelle aîné, née le 2/07/1861 à Châtillon, présumée morte en très bas âge.

                       VI - Marie Pernette Euphrosine, jumelle cadette, née le 2/07/1861 à Châtillon, présumée morte en très bas âge.

            c) François-Marie (dit François), né le 28 juillet 1812 à Châtillon, géomètre du cadastre (demeurant à Vanchy dès 1843, huissier en 1872). Il est propriétaire d'une maison au Murger (A 651), entre l'étang du Nièvre et les Etournelles), démolie en 1848 reconstruite en 1852. Il épouse, le 6 juin 1838 à Châtillon en Michaille, Sophie Gervais (née le 4 janvier 1817 à Vanchy-Lancrans, fille de feu Jean-Joseph, propriétaire, et de Jeanne-Marie Gros-Léger, propriétaire demeurant à Thusel en Savoie), dont :

                        I) Marie Cécile (dite Cécile), née le 7 août 1839 à Châtillon en Michaille, recensée à Châtillon en 1846 ;

                        II) Joséphine, née le 22/07/1840 à Châtillon, présumée morte en bas-âge ;

                        III) Louis Antoine René (dit Louis), né le 6 janvier 1842 à Châtillon en Michaille, recensé à Châtillon en 1846 ;

                        IV) Marie Antoinette, née 31 mai 1843 à Vanchy, épouse de Jean Miraillet, cafetier. Veuve, elle acquiert la maison de son père au Murger à Châtillon, en 1894.

            d) Jean Antoine, né le 18/11/1813 à Châtillon-en-Michaille, décédé le 15 juillet 1845 à Châtillon-en-Michaille, à l'âge de 32 ans, marchand chapelier.        

            e) François Honoré (dit Honoré) Lacroix, né le 14 mars 1820, cordonnier, maître bottier, maître cordonnier (1863), décédé le 7 août 1872 à Châtillon, âgé de 52 ans, avec inventaire après décès en 1872 à la requête de Pernette Barrut sa femme [3E 3891. Répertoire pseudo alphabétique 1860-1880 de Me Louis Marie Joseph Ravinet, notaire à Châtillon (1854-1880) qui mentionne l'acte 126 (vue 104/220)], qu'il avait épousée le 16/4/1845 à Châtillon.

                       Postérité : 1) François Jules, né le 18/03/1846 à Châtillon, présumé mort en bas-âge ; 2) Joseph Maurice (Joseph-Marie), né le 5/08/1847 à Châtillon, décédé le 29/04/1857 à Châtillon, âgé de 9 ans ; 3) Sophie Marie, née le 12/09/1849 à Châtillon, décédée le 15/08/1857 à Châtillon, âgée de 7 ans ; 4) Louise Antoinette, née le 14/05/1852 à Châtillon, décédée le 29/01/1853 à Châtillon, âgée de 8 mois ; 5) Lucie Louise Antoinette, née le 8 mars 1863 à Châtillon (vue 1/23), décédée le 5 septembre 1888 à Châtillon en Michaille, à l'âge de 25 ans, épouse de François Marie Eugène dit Francique Juillard (x1), demeurant au nord de l'ancien Grand Logis Passerat. Joseph-Marie et Lucie, et leurs parents, sont recensés à Châtillon en 1851.

            f) Joséphine/2, née le 14 janvier 1825 à Châtillon [Vue 15/29]. Elle épouse, le 22/11/1854 à Châtillon, Victor Cottin, de Vanchy.

  3) Jeanne Antoinette Lacroix, née le 19 avril 1779 à Ardon, et baptisée le 20, avec pour parrain Antoine-Marie Lacroix, qui signe (vues 4 et 38/66), décédée le 27/07/1830 à Châtillon, âgée de 51 ans. Ménagère. Elle épouse, le 22 avril 1806, à Châtillon-en-Michaille, François Barbier, dont postérité ;

 4) Joseph Anthelme, né et baptisé le 11 août 1782 à Ardon (vues 7 et 38/62), décédé le 14 juillet 1784 à Ardon, âgé de presque 2 ans, inhumé le lendemain (vues 28 et 58/62)

 5) Louise Marie, née et baptisée le 21 avril 1785 à Ardon (vues 6 et 52/87), décédée le 3/03/1833 à Châtillon, âgée de 47 ans. Elle épouse, le 30/1/1810 à Châtillon, Claude Joseph François Briffoud.

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VIa - Claude, né le 19 novembre 1743 à Ardon et baptisé le lendemain, avec pour parrain Sr Claude Girel et pour marraine Dlle Madeleine Crochet, femme de Sr Jean Ravinet, bourgeois, (vue 26/48), décédé le 16 mai 1795, à l'âge de 51 ans, cultivateur. Claude (qui est bien dit fils de Pierre et de Denise Girel), majeur de 25 ans, épouse, le 16 février 1773 à Ardon, Marie-Françoise Clertan, majeure, fille de feu Pierre et d'Antoinette Gautier), en présence de Jean Claude Clertan, frère de l'épouse, (vue 1/53 et 28/53), dont 7 enfants :

1) François, né le 9 décembre 1773 à Ardon, baptisé le 11 (vue 8/53), décédé le 27 mars 1779 à Ardon, âgé de 6 ans env., inhumé le lendemain dans le cimetière d'Ardon (vues 4 et 38/66) ;

2) Marie, née le 12 février 1776 à Ardon (vue 2/63 et 34/63), décédée le 10 avril 1817 à Ardon, à l'âge de 41 ans, épouse de Jean Antoine (Anthelme) Mermod ;

3) Etienne/1, né le 23 janvier 1778 à Ardon, baptisé le 25 (vue 24/63), décédé le 3 juillet 1844, qui suit VIIa ;

4) Marie-Anthelmette, née le 23 décembre 1779 à Ardon, baptisée le 24 à Ardon (vues 11 et 45/66), décédée le 27/12/1779, âgée de 4 jours, inhumée le 28 à Ardon (vues 11 et 45/66) ;

4 bis) Etienne/2 (jumeau né une semaine après sa soeur !), né le 30 décembre 1779 à Ardon (vue 45/66), présumé mort en bas-âge ;

5) Marie Anne, né et baptisée le 10 juin 1781 à Ardon, parrain Etienne Lacroix, qui signe (vues 30 et 62/66), décédée le 19 juin 1781 à Ardon, âgée de 12 jours, inhumée le lendemain (vues 31 et 63/66) ;

6) Joseph, né le 15 mars 1782 à Ardon, baptisé le même jour (vues 3 et 35/62), décédé le 21 mars 1782, âgé de 6 jours, inhumé le 22 à Ardon (vues 4 et 35/62) ;

7) Une fille, née le 13 décembre 1782 à Ardon, baptisée à la maison, et ensepulturée au cimetière (vues 11 et 43/62)

8) Anthelme François, né le 25 octobre 1783 à Ardon, baptisé le 26 (vues 20 et 51/62), décédé le 27 octobre 1783 à Ardon, âgé de 2 jours, inhumé le lendemain dans le cimetière d'Ardon, en présence d'Antoine Lacroix, son oncle, qui signe (vue 20 et 52/62) ;

9) Antoinette, née le 24 décembre 1784 à Ardon, baptisée le 25 (vues 31 et 61/62), décédée (Marie Antoinette) le 2 février 1785 à Ardon, inhumée le lendemain (vue 48/87) ;

10) Claudine Françoise, née le 23 décembre 1785 à Ardon, et baptisée le lendemain (vues 14 et 57/87).

 

VIIa - Etienne/2 Lacroix, né le 23 janvier 1778 à Ardon, baptisé le 25 (vue 24/63), décédé le 3 juillet 1844 à Chatillon-de-Michaille (68 ans, aubergiste, suivant les déclarations de Jean Lacroix, boucher âgé de 43 ans, son fils, et de Théodore Antoine Lacroix, praticien, âgé de 30 ans, voisin du décédé) [vue 6/26]. Il fut imposé chacun aux tailles de 1781 à 1786, aubergiste de 1807 à 1823 (naissances des enfants), présumé à L'Ecu de France, recensé à Châtillon en 1841, maire de Châtillon. Il épouse en premières noces, le 30 prairial an 8 (19/06/1800) à Châtillon, Anthelmette Guidollet (v. 1781 - 1808, 27 ans) ; et en secondes noces, Louise Cuzin/Cusin, de Logras),

dont du premier lit (Guidollet) :

        1) Jean/1 François, né le 12 fructidor an IX (30 août 1801) à Châtillon-en-Michaille, décédé le 18 mars 1846 à Châtillon-en-Michaille, à l'âge de 44 ans, boucher à Châtillon-en-Michaille de 1827 à 1846, marié à Marie Ballivet, dont 8 enfants né à Châtillon : Louise Hortense (1828-1828) ; Jean Marie (1829-1855) ; François (1931-1854) ; Françoise (1869-?, épouse Deconfin) : Jeanne Sinès-Atilde(1835-?, épouse Carton) ; Anthelmette Elisa (1838-?, épouse Vial) ; François Gustave, né le 18 août 1841 à Châtillon-en-Michaille, décédé après 1911. Il est tailleur pierres à Châtillon (1869), douanier (1872-1892), concierge St-Rambert (1911). Jean est propriétaire d'une maison à Châtillon, rue Astier (A 22, 123 rue Astier). Il épouse, le 13 avril 1869 à Montanges, Marie Françoise "Mariette" ANDRE, dont 2 enfants ; Marie Félicité (1844-1869).

         2) Jeannette, née le 24 mars 1804 à Châtillon-en-Michaille (vue 19/37), décédée le 7/11/1836 à Châtillon, âgée de 33 ans ;

         3) François né le 28 septembre 1807 à Châtillon-en-Michaille (vue 35/50), décédé le 22/03/1885 à Châtillon, âgé de 78 ans. Il est cultivateur à Châtillon puis à Arlod. Il épouse, le 28 avril 1840, à Arlod, Claudine Nairoux (Neyroud), dont trois fils nés à Arlod, puis trois enfants nés à Châtillon :

                  a) André, né le 22 novembre 1840 à Arlod, décédé le 23 novembre 1840 à Arlod, à l'âge de un jour ;

                  b) Philippe, né le 22 octobre 1841 à Arlod, décédé le 11 avril 1887 à Paris-XIIe, à l'âge de 45 ans. Employé de Chemin de fer Paris (1879 1887). Il épouse, le 2 septembre 1879, Paris-XIIème, Elisa Victoire Villain, reconnue Legros (1832-1916) ;

                  c) Louis François, né le 6 janvier 1846 à Arlod ;

                  d) Louise, née le 27/12/1849 à Châtillon, présumée morte en bas-âge ;

                  e) Jean/4, né le 13 juillet 1852 à Châtillon. Douanier. Il épouse, le 22 octobre 1886 à Châtillon, Louise Antoinette Gonnet, née le 6 août 1862 à Châtillon, couturière, fille de feu François, cordonnier, et de Antoinette Rendu, marchande à Châtillon.

                  f) Virginie, née le 28/08/1854 à Châtillon, décédée le 22/10/1854 à Châtillon, âgée d'un mois.

 

dont du second lit (Cusin) :

         4) Charles, né le 10 avril 1812 à Châtillon-en-Michaille (vue 28/35). Notons que Charles, Fanny et Pernette sont propriétaires indivis de l'hôtel en 1872.

         5) Louise Hortance, né le 17 juin 1813 à Châtillon-en-Michaille (vue 6/22), décédée le 10/10/1852 à Châtillon, âgée de 39 ans ;

         6) Pétroline (dite Pernette Lacroix), née le 19 août 1815 à Châtillon (vue 7/11), décédée en son domicile le 5 avril 1899 à Châtillon, sous le prénom de Pernette, âgée de 84 ans, rentière), hôtelière, célibataire ;

         7) Jean Anthelme (dit Joanny), né le 15 décembre 1817 à Châtillon-en-Michaille (vue 24/26) ; décédé le 4 février 1870 à (79) Niort, à l'âge de 52 ans, inhumé à Montrevel-en-Bresse, 01266, Inspecteur de l'enregistrement à Montrevel en 1848, à Romorantin en 1849, à Nantua en 1851, et à Niort en 1870, époux de Humberte Giray, dont deux enfants.

         8) Françoise Marie (dite Fanny Lacroix), née le 25 mai 1820 à Châtillon (Vue 5/14), décédée le 7/11/1901 à Châtillon, à l'Hôtel de l'Ecu, hôtelière, célibataire ;

         9) Jean/2, né le 16 août 1823 à Châtillon (vue 35/41), décédé le 24 septembre 1892 à Châtillon-en-Michaille. Il est maître d'hôtel (1851, 1856), huissier (1861, 1866), banquier (1872, 1881, 1886, 1891), escompteur (1876). Il fut maire de Châtillon (1872-1878). Il épouse Marie Clémentine Malfroy, née à Ambérieu-en-Bugey (banquière à Châtillon, étant veuve en 1901, et en 1906), dont :

                     a) Jeanne Marie Philomène, née le 29/03/1861 à Châtillon. Elle épouse, le 20/4/1884 à Châtillon, Pierre Jean Marie Dominjon, de (73) Fontcouverte-la-Toussuire ;

                     b) Pierre Henri Gabriel, né le 7/04/1864 à Châtillon. Il épouse, le 23/06/1898 à (69) Blacé, Pierrette Jeanne Maurice ;

                     c) Charles Jean Joseph, né le 14 novembre 1868 à Châtillon-en-Michaille, électeur militaire en 1890 (engagé volontaire en 1886 pour 5 ans, rengagé pour 2 ans en 1890, réserviste en 1892, libéré du service en 1911, demeurant à Châtillon-sur-Chalaronne en 1895, à Lyon en 1899, à Juliénas en 1900), clerc de notaire à Juliénas (69) en 1901. Charles-Jean-Joseph, clerc de notaire, 8 rue Ferrandière à Lyon devient propriétaire de l'hôtel de l'Ecu à Châtillon, en 1901. Il épouse, le 22 décembre 1901 à Juliennas (69), Blanche Marie Ramain, demeurant 68 rue Nationale à Evian-les-Bains (74).

        10) Louis Charles son jumeau, né le 16 août 1823 à Châtillon (vue 35/41) présumé mort en bas-âge.

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VIb - Antoine-Marie (dit Antoine/1) Lacroix, fils de Pierre et Denise Girel, né le 28 août 1757 à Ardon, baptisé le 30 (vue 41/74), décédé le 22 septembre 1832 à Villes, à l'âge de 75 ans, négociant en 1813 (mariage de son fils aîné), propriétaire terrien. Il avait un Pillard comme fermier à La Connay (Combe de Merlogne, Châtillon) et possédait aussi le Creux de la May, alors qu'avec ses amis "Sieurs bourgeois" de Châtillon, ils ont tué dans la confusion le dernier cerf en 1788 [Visages de l'Ain, n° 90, pp. 35-37]. Il se marie le 27 août 1784 à Ardon, avec Jeanne Jacqueline Gervais (fille de feu François et de Marie-Josèphe Berthet, de l'autorité de sa mère, tutrice et curatrice), dudit lieu (vues 28 et 59/62), dont :

1) François Sylvestre, né le 31 décembre 1785 à Châtillon-en-Michaille, qui suit VIIb ;

2) Antoine (dit Antonin) Lacroix, né le 24 avril 1788 à Ardon, baptisé le lendemain (vue 4/21), décédé le 10 février 1863 à Châtillon, âgé de 75 ans, époux de Joséphine Gay, buraliste (vue 1/24), cultivateur à Villes en 1843, propriétaire à Chatillon-de-Michaille, recensé à Châtillon de 1851 à 1861. Marchand âgé de 31 ans, il épouse en 1ères noces, le 20 avril 1819 à Châtillon, Marie Dumoulin (25 ans, née à Châtillon, fille de feu Anthelme et de Josephte Panet), et en secondes noces, le 4 février 1838 à Bellegarde-sur-Valserine, Eugénie (Joséphine Jeanne) Gay de Musinens.

Postérité du second lit (Gay) :

        a) César Antoine Lacroix, né le 12 octobre 1843 à Villes, décédé le 15 juin 1903 à Ceyzériat, 01072, à l'âge de 59 ans, avec pour témoin, Arsène Urbain Lacroix, son fils âgé de 28 ans, employé de banque à Gex. Il est dit sous-chef de gare demeurant à Bourgoin (38) en 1871, chef de gare à Beaulieu (Rhône) en 1881, chef de gare à Givors (Rhône) en 1887. Il épouse, le 13 décembre 1871 à Châtillon-en-Michaille, Gabrielle Annette Marie (Anne Louise !) Picquet (née le 18 novembre 1844 à Châtillon, fille de Albert Urbain et de Marie Julienne Crochet). Cette veuve devient propriétaire du pigeonnier. Postérité de 4 enfants, dont l'aîné né à Châtillon :

              I) François Hippolyte, né le 22/02/1873 à Chatillon, décédé le 12/12/1879 à Chatillon, âgé de 6 ans ;

              II) Arsène Urbain Joseph, né le 23/03/1875 à (38) Saint-Égrève, Mort pour la France le 25/10/1917 à (25) Besançon, maréchal des logis au 47e régiment d'artillerie de campagne (47e RAC), matricule 604 de (38) Bourgoin. Il est employé de banque en 1905. Il épouse Jeanne Louise Comtois, dont postérité à (01) Pont-de-Vaux;

              III) Marie Berthe Léontine, née le 1er mai 1881 à (69) Beaujeu, décédée le 11 juin 1959 à Grenoble, à l'âge de 78 ans. Sans profession à Bourg-en-Bresse en 1909. Elle est mariée le 23 janvier 1909 à Bourg-en-Bresse, avec Marie Joseph Benjamin Saint-Sulpice (1874-1950) ;

              IV) Jean Baptiste Antoine (dit Joanny ?), né le 1er décembre 1884 à (42) Saint-Étienne. Comptable à Pont-de-Vaux. Marié le 16 juillet 1907 à Pont-de-Vaux, avec Marie Alice Laloy, divorcés le 24 mai 1934 ;

              IV) Anne (Aimé) Léon Louis (de mère dite Annette Louise Piquet !), né le 24 août 1887 à Givors (Rhône), étudiant demeurant à Ceyzériat lors de sa mobilisation en 1904 (N° 596). Il est engagé volontaire pour 3 ans, le 6 septembre 1905 à la mairie de Bourg, et habite Grenoble en 1909, Nancy (1911), Lamazière en Corrèze (1920), Chateldon en Puy de Dôme (1922), Izernore (1926), Chalamont (1929). Louis Léon, est dit soldat à Arbaoua (Maroc occidental), lorsqu'il devient propriétaire en 1916 de la maison des Sapins ayant 17 ouvertures (A 281, l'ancien jardin Passerat, rue A. Bonneville). Il épouse, le 20 mai 1919 à Grenoble, Jeanne Antoinette Edmée Mary.

3) Josephte, née le 23/09/1789 à Châtillon, recensée à Châtillon en 1841, mariée le 26 février 1813 à Châtillon-en-Michaille avec François Marie Caire (1780-1857), notaire. Leur maison, située à l'angle des actuelles rue A. Bonneville et bas de la rue St-Joseph, brûla dans la nuit du 5 au 6 octobre 1841, ainsi que celle voisine de l'épicier Bonneville où avait débuté l'incendie. Une forte pluie avait préservé les maisons voisines. Ils eurent une postérité, dont Antoine-Marie Caire, huissier puis notaire, dont leur nouvelle maison située au début de la rue Astier fut aussi détruite lors du grand incendie de 1870 ;

4) Marie (parfois dite Anthelmette), née le 2/07/1794 à Châtillon, mariée le 22 juin 1818 à Châtillon avec Jean François Jacquemet.

 

Lacroix Crochet et fils
François-Sylvestre Lacroix, sa femme
Catherine Crochet et leur fils aîné Théodore

 

VIIb - François Sylvestre Lacroix, né le 31 décembre 1785 à Ardon (vues 14 et 57/87), décédé le 28 décembre 1876 à Chatillon de Michaille, à l'âge de 90 ans, greffier de paix.

Il avait reçu une procuration générale de Claude Montanier (qui acheta des héritiers La Chapelle le château de Grex, et l'influença pour le laisser aux religieuses de St Vincent de Paul), et une procuration semblable d'Amédée Crochet, son beau-Frère.

Le futur époux reçoit de son père en 1813 les trois-quarts du quart de tous ses biens délaissés par préciput au jour de son décès et de sa femme, à son choix. Les signatures de l'acte sont nombreuses [AD01, 3E14385 (acte 168) -- Copie arch. privée Lacroix, n° 115].

En 1832, l'état des sections de Châtillon et le registre des propriétés (case 225) le donnent pour propriétaire de la maison A 268, donnant sur les deux rues A. Bonneville et de La Tour (faisant face à l'actuelle Plassardière), maison de 19 ouvertures, de la cour A 269 située à l'arrière de la maison, et de deux parcelles de terre, l'une de 20 ares à la Crétaz (A 410, feuille A2), et l'autre de 40 ares lieu-dit Pellegrin, au NE d'Ardon (B 367). La maison passera à son fils aîné Théodore en 1879 (case 272), sans postérité, puis en 1897 à son frère Jean Antoine Marie (case 142 B).

Il épouse, le 21 juillet 1813, Dlle Louise Catherine Crochet (1791-1869, fille de Joseph et de Jeanne Anthelmette Genolin, de Châtillon). Son contrat de mariage, du 8 juillet précédent, signale une union réduite aux acquêts, une épouse dotée par son père de 12 draps de lit de maître, 12 nappes, 6 douzaines de serviettes, un lit garni de rideaux en indienne, matelas, paillasse, traversin et couverture, et une garde-robe en bois de noyer, le tout estimé 600 francs, d'une pension annuelle de 200 francs, plus 12.000 francs de succession après son décès, plus le trousseau (vêtements, bijoux) servant à sa personne qu'elle s'est constitué, évalué à 800 francs.

Postérité, et en particulier :

1) Théodore Antoine (dit Théodore) Lacroix (en photo ci-dessus, avec ses parents), né le 4 mai 1814 à Châtillon-de-Michaille (vue 14/22), décédé le 16 mai 1895 à Châtillon-en-Michaille, à l'âge de 81 ans, probablement d'un cancer de la vessie. Il succède à son père qui lui cède le greffe de la justice de paix (nommé greffier le 12 juin 1851). Il reçoit de ses parents la maison paternelle de Châtillon, le jardin contigu à la mairie, une somme de 4.600 francs représentant le cautionnement et la valeur du greffe. De plus les époux Lacroix parents prennent l'engagement de nourrir et blanchir le jeune ménage tant qu'ils voudront loger avec eux dans la maison paternelle dont ils se réservent la jouissance [Paul Lacroix, notes Lacroix].

Théodore Lacroix à qui ses fonctions de greffier de la justice de paix laissaient beaucoup de loisirs se consacra à tout ce qui pouvait animer la vie de sa petite patrie de Chatillon de Michaille qu'il aima passionnément. Il fonda en 1864 une société musicale sous la dénomination « Les enfants de la Michaille » dont il fut président. Il fonda aussi une société de sapeurs-pompiers dont il fut le capitaine (nommé lieutenant le 11 juillet 1853 et capitaine le 18 septembre 1859) et enfin son œuvre la plus utile pour ses compatriotes fut la fondation de la Société de Secours Mutuel dont il fut le président jusqu'à sa mort en 1895. Il fut nommé président du comité météorologique du canton et devait adresser hebdomadairement ses observations au préfet. A cette occasion, il ouvrit un cahier d'observations qui va de décembre 1865 à septembre 1868. En dehors des observations météorologiques, Théodore Lacroix consigna dans ce registre nombre de faits et des réflexions intéressantes sur la vie Chatillonnaise à l'époque [Paul Lacroix, notes Lacroix].

On a vu qu'il hérite de son père de la maison paternelle (A 268), en 1879, laquelle passa éphémèrement, en 1897, à son frère cadet Jean-Antoine-Marie.

Maison Lacroix greffier

 

Il épouse en 1ères noces, le 8 novembre 1853 à Léaz (vue 7/49), Marie-Jeanne/1 Juillard, qui mourut (probablement en couches) le 30 septembre 1854 sans laisser d'enfant à son époux. Par le contrat de mariage du 29 septembre 1853, ils avaient adopté le régime dotal, avec néanmoins une Société d'acquêts. Les parents du futur marié lui donnent entre vif, avec usufruit, "leur maison d'habitation et d'exploitation sise à Châtillon [24 rue de la Tour (A 268 Nap)], confinée au levant par celle des hoirs de Joseph Lacroix, au midi par la route impériale n° 84 et place publique, au couchant et au nord par un chemin et par la maison de la veuve Ballivet [38 rue de la Tour] ; 2° leur jardin situé audit Châtillon [En face du trompe l'œil, partie sud de A 284 nap], contenant environ 2 ares 50 ca, confiné au nord par la maison de ville de Châtillon, au levant et au sud par la route n° 84, au couchant par la maison et la cour de François Michaud", d'une valeur vénale de 8.000 francs, donnant un revenu annuel de 300 francs. Son père lui donne "une somme de 4.612 francs due par le donataire aux donateurs pour avance faite lors de sa nomination de greffier, pour fournir son cautionnement qui est de 1.200 francs, et le surplus pour la valeur de l'office de greffier, telle qu'elle a été fixée par le gouvernement". Du côté de la future épouse M. François Marie Marc Julliard, son oncle, propriétaire rentier et maire de la commune de Léaz, lui donne son domaine de Léaz, d'une valeur vénale de 30.000 francs, un autre domaine situé sur les communes d'Hotonnes et du Grand-Abergement, appelé Domaine de Très-Macurtie, de la valeur vénale de 12.000 francs, et le mobilier de sa maison (470 francs), après sa mort, et une pension annuelle à vie de 300 francs [AD01, 3E38419, acte 94 (Puvinel)].

Il épouse en secondes noces, vers septembre 1868, Zoé Hugonnet, receveuse des postes à Limonest, avec le ferme espoir que plus tard elle obtiendra le bureau de Chatillon, c'est le but principal de mon mariage, où elle fut effectivement nommée ! Sans postérité. Voir aussi à Crochet Catherine.

2) Paul Lacroix, né le 14/05/1814 à Châtillon, décédé le 3 novembre 1882, commandant des douanes qui fit la plus grande partie de sa carrière en Alsace. C'est lui qui détenait l'estampe avec l'ancienne église ["M. P. Lacroix, de Lyon", dans Vieux papier de famille par François Sylvestre Lacroix, ouvrage inconnu, p. 57]. Il épouse le 26 juillet 1849 à (90) Réchésy, Marie Elisabeth Mange, dont postérité (une fille Amélie).

3) Louise Marie (dite Louise) Lacroix, née le 6 janvier 1819 à Châtillon de Michaille, décédée le 3/01/1875 à Châtillon, âgée de presque 56 ans. Elle épouse en 1ères noces, le 20 novembre 1843 à Châtillon de Michaille, Bruno François Ravinet, notaire. Elle épouse en secondes noces, le 17/8/1857 à Châtillon, Louis Marie Joseph Ravinet.

4) Joséphine Jeanne, née le 22/02/1820 à Châtillon, décédée le 23/10/1821 à Châtillon, âgée d'un an ;

5) François, né le 10/04/1822 à Châtillon, présumé mort en bas-âge ;

6) Jean-Antoine (dit Jean) Lacroix, né le 22 juillet 1823 à Châtillon-en-Michaille, qui suit VIIIb ;

7) Marc François (dit Marc) Lacroix, né le 26 février 1825 à Châtillon [Vue 18/29], mort à Bourg en 1900. Après un court séjour à Paris, il fut envoyé à Alger dans la même administration où il resta jusqu'en 1859. Lors du décès de Alphonse Crochet, percepteur à Chatillon, et toujours avec l'appui de M. Montagnier, le 12 mai 1859, il fut nommé percepteur des Contributions directes à Chatillon (réunion de 14 communes) et habita la maison Crochet. Il épousa en 1ères noces Alphonsine Corcelut de Corbonod, dont postérité (deux enfants semblant morts en bas-âge). Il épousa en secondes noces Isaure Guérin, fille du médecin en chef de l'Hôpital de Bourges. Il se maria pour la troisième fois à (69) Saint-Symphorien-sur-Coise avec la receveuse des postes Louise Roche [Paul Lacroix, notes Lacroix].

 

Jean Lacroix

 

VIIIb - Jean Antoine Marie (dit aussi Jean) Lacroix, né le 22 juillet 1823 à Châtillon-en-Michaille, décédé en 1897, à l'âge de 74 ans, receveur de l'enregistrement et du domaine à Meximieux en 1857, puis Juge de Paix. Sans terminer sa scolarité au collège de Bourg, il alla à Strasbourg chez son oncle Paul Crochet qui devait être dans l'enregistrement et c'est dans cette faculté de Strasbourg qu'il passa avec succès son baccalauréat. Il fit son droit à Paris. En juillet 1859, Jean Lacroix est nommé juge à Chalamont. D'une intelligence et d'une culture intellectuelle remarquable, il joignait à ces qualités une modestie qui lui a souvent porté préjudice dans la vie. Ainsi la vente de La Connay avait cependant permis de faire face à deux mauvaises affaires conclues avec François Juillard, époux de Laure Crochet.

Il est fiscalement imposé en 1863, pour la partie sud de l'ancien logis Passerat (A 268), acquise de son oncle maternel Amédée.

Vers 1875/97, sous la signature de "Jean de Michaille, il rédigea une note manuscrite sur le passé connu de Châtillon de Michaille [Arch. privées Lacroix/ Houches (vues 43-49)].

Les monnaies romaines. "En 1867 je faisais faire une petite plate-forme sur la partie des rochers qui domine la maison de mon grand-père [Joseph Crochet, l'aubergiste, grand-père maternel], autrefois aux Passerat de Silans (...). Les ouvriers mirent à jour un petit pot contenant 30 ou 40 médailles romaines en argent (du IIIe siècle). Ils se gardèrent bien de n'en rien dire et l'un d'eux fut les vendre à Genève. Je ne le sus que 6 mois après par l'indiscrétion de l'un d'eux. Comme le vase s'était brisé sous l'outil de travail, j'en ai retrouvé deux (Valérianus princeps)." [Arch. privées Lacroix/ Houches (vue 49)]. Cette note sera reprise dans Visages de l'Ain (n° 90, p. 24) en portant par erreur l'impossible année 1837 (Voir aussi archéologie).

Alors qu'il est receveur de l'enregistrement à Meximieux, le 3 février 1857 à Ambronay (Ain), Jean Lacroix épouse Julie Jeanne Marie (dit Julie) Ravinet (1837-1918), dont :

1) Marcel Honoré Hypolite (dit Marcel) Lacroix, né le 30 novembre 1857 à Meximieux (Ain) [vue 13/82], décédé le 10 janvier 1951 à Martignat (Ain). Il est recensé en 1921, directeur d'usine à Trébillet, hameau de Montanges (Ain), avec sa femme et ses deux fils. Il épouse Antoinette Lacroix (née en 1873 à Vanchy), dont Jean (né à Genève en 1901) et Charles (né en 1903 à Cranves-Sales 74)

Lacroix à Trébillet
Flèche et mention "Notre maison"

2) Paul Victor, né le 26 décembre 1872 à Givors (Rhône), qui suit IXb ;

IXb - Paul Victor (dit Paul) Lacroix, né le 26 décembre 1872 à Givors (Rhône), décédé le 25 octobre 1962 à Lyon, à l'âge de 89 ans, propriétaire Cultivateur.

Paul Lacroix

C'est lui qui a rédigé à Lyon en février 1944, le mémorable récit de la dernière chasse au cerf à Châtillon en 1788, repris en 1867, avec annotation précisant qu'à cause de sa barbiche il était surnommé "Napoléon III" [Visages de l'Ain, n° 90 pp. 35-37 (signalant page 36 un Joseph Crochet maître d'hôtel bisaïeul)]. Directeur de la Société anonyme des Mines de Bitume et d'Asphalte du Centre, il vend en 1919 (à M. Charles Jean Louis Lacroix) les moulin et habitation de Forens qui avaient été apportés à la société par M. Puiseux après la mort de Paul Crochet. C'est lui, Paul Lacroix, qui a rédigé de nombreuses notes très documentées sur diverses grandes familles de Châtillon.

 

Famille Crochet
Au dos : Jardin Crochet (28 août 1920, ou 1910)
De g. à d. en haut : abbé Antoine Crochet (indéterminé) ; Théso Decroix ép. (François, fils de Louis) Crochet ; Gd-père Louis Crochet ; Alice Crochet (fille de Louis), ép. Lacroix ; Gd-mère Jeanne Crochet (Guyot) ; Anne-Marie Crochet (fille de Louis) ; Adèle Puiseux (Ailloud, veuve de Paul Crochet, remariée André Puiseux) ; Nad. (Bernadette) Lacroix (fille de Paul), ép. Levenq ; Paulette Lacroix (fille de Paul), ép. Beutter ; Paule Crochet (fille de Louis) ;
En bas : François Crochet, ép. Théso ; Honoré Juillard ; André Puiseux, ép. d'Adèle (Ailloud) ; Jean Lacroix [Arch. privées Lacroix/Levenq]

Il épouse, le 23 septembre 1901 à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), avec sa cousine Françoise Marie Joséphine Alice Crochet (Limonest 1876-Lyon V 1967, fille de Louis Joseph Alexandre et Jeanne Marie Guyot), dont 3 enfants :

1) Jean Marie Marcel (1902-1934), éleveur de visons.

2) Marie-Louise Cécile Bernadette, qui suit Xb ;

3) Paule, née le 1er mai 1907 à Châtillon-en-Michaille, décédée le 9 mars 1985 à Moûtiers (73). Elle épouse, le 3 novembre 1928 à Lyon (6e), Paul Beutter (1900-1977).

 

Xb - Marie-Louise Cécile Bernadette (dite Nad) Lacroix, née le 14/05/1904 à Châtillon, décédée en 1998, mariée le 12 mai 1927 à Lyon (6°), avec Henri Levenq (1902-1990), dont :

        a) Jacques Levenq, marié à Marie-Christine Radisson, dont 3 enfants.

 

Non rattachés

Généalogie LACROIX (branche Marchand puis Germain)

I - Christophe Lacroix dit Marchand en référence à son épouse, né (vers 1636, si 25 ans en 1661) à Saint-Germain-sous-Roche (St-Germain-sur-Rhône, 74910, depuis 1860), décédé avant 1706, époux de Clauda Antoine Marchand, dont :

1) Claude, baptisé le 9 mai 1661 à Saint-Germain-sous-Roche, qui suit II

2) Anthoine, baptisé le 19 mars 1664 à Saint-Germain-sous-Roche, fils de Christophle Delacroix dit Marchand, et de Claudaz Anthoine Marchand, sa femme ; parrain Anthoine Delacroix et marraine Claudaz Chastagnias (vue 18/511) ;

3) Joseph (né vers 1681, année manquante à Saint-Germain-sous-Roche), marié le 7 juin 1706 à Saint-Germain-sous-Roche, avec Clauda Barillat de Chessenaz [Geneanet]

 

II - Claude Lacroix, baptisé le 9 mai 1661 à Saint-Germain-sous-Roche, fils de Christophle Delacroix, et de Clauda-Anthoine Marios (Marchand), sa femme (vue 9/511). Son testament est passé le 18/01/1732, devant Me Burdallet [Geneanet]. Il épouse Clauda Etienna (Claudine-Etiennette) Louvaère (Lovery, Louverier), née vers 1673, décédée le 29 mars 1723 à Beaumont, Saint-Germain-sous-Roche (74), à l'âge d'environ 50 ans, inhumée le lendemain, dont :

       a) Pierre, désigné avec son frère François, héritiers de leur père dans son testament de 1732 ;

       b) François (semble un frère jumeau, voir ci-dessus)

       c) Germain, né le 25 janvier 1699 à Beaumont/St-Germain-sur-Rhône-74, baptisé le lendemain (vue 27/511), qui suit III ;

       d) Antoinette, né le 13 octobre 1702 à Saint-Germain-sous-Roche (74), baptisée le lendemain (vue 55/511), parrain Germain Lacroix et marraine Antoinette Lacroix ;

       e) Jean-Pierre, né et baptisé le 29 août 1705 à Beaumont, Saint-Germain-sur-Rhône (74), parrain Pierre Lorenge, marraine Marie Cattin, habitant tous deux à St-Germain ;

       f) Joseph, né le 25 juillet 1708 - Beaumont, Saint-Germain-sur-Rhône (74), parrain Jean-Pierre Chhastagnat, et marraine Jeanne Paccar, habitant tous deux à St-Germain ;

       g) Antoine, né le 9 octobre 1713 à Beaumont, Saint-Germain-sur-Rhône (74), parrain Antoine Duchesne et marraine Françon Sale.

 

III - Germain Lacroix-Marchand (né le 25 janvier 1699 à St-Germain-sur-Rhône/Beaumont (74), baptisé avec pour parrain et marraine Jean-Claude Lacroix et Claudine Lovairy demeurant tous deux au hameau de Beaumont (vue 27/511), décédé le 6 mai 1753 à Ardon vue 12/29). N'étant pas héritier universel, il est possible que pour cette raison il ait quitté le giron familial de St-Germain pour Châtillon. Dit Marchand, en 1743, il est le premier des Lacroix relevés à payer une taille à Châtillon, au rôle 1743 (et jusqu'en 1756). En 1746, ce Germain produit aussi une reconnaissance pour des biens à Châtillon envers le seigneur du lieu (De Bouvens) [AD21, B 11073], que l'on retrouve en 1748 dans l'aveu de Claude de Bouvens [AD21, B 11022].

Il épouse en 1ères noces, le 13 février 1732, à St-Germain-sur-Rhône (74), Jeanne Marie Blanc (décédée le 26 janvier 1743 à Ardon, en suite d'une couche, âgée de 37 ans, inhumée le lendemain, vue 19/48). Il épouse en secondes noces le 23 avril 1743 à Ardon, avec dispense de deux bancs (vue 24/48), avec Hyacinthe Vincent (x1, fille de Sr Jâques Vincent et de Pernette Mermet), dont :

Postérité du 1er lit (Jeanne Maire Blanc) :

1) Jean-Baptiste Lacroix, fils du premier lit baptisé le 28 janvier 1734 à Ardon  (vue 3/31), qui suit IV.

2) Marie Claudine, née et baptisée le 1er août 1738 à Ardon. Une note signale une expédition pour elle-même le 27 mai 1768 (vue 16/21), à la suite de quoi, majeure, elle épouse, le 7 février 1769 à Ardon, Joseph Nicollet, mineur ayant pour curateur Jacques BENOIT, avec pour témoin Jean-Baptiste Lacroix, frère de l'épouse

Postérité du second lit (Hyacinthe Vincent) :

3) Jean François, né 18 septembre 1744 (vue 30/48), décédé le 20 septembre 1751, 7 ans (vue 4/29)

4) Jacques, décédé le 1er janvier 1748 à Ardon, et inhumé le lendemain (vue 12/29) ;

5) Françoise, né le 5 mars 1749 à Ardon (vue 22 bas gauche et 23 haut à droite ! /29)

6) Antoinette Nicole, le 17 janvier 1753 à Ardon, parrain Sr Jean-Antoine Crochet, bourgeois dudit lieu (vue 8/29).

 

IV - Jean-Baptiste Lacroix (dit Germain, probablement en référence à son père, au décès de son fils Jacques), fils du premier lit baptisé le 28 janvier 1734 à Ardon  (vue 3/31) ayant pour parrain Jean Baptiste Crochet, Me chirurgien à Châtillon, et pour marraine Marie Lacroix. Il cotise à cette taille de 1757 à 1786. Veuf de Marie Pelet, il épouse en secondes noces, le 6 mars 1764 à Ardon, Marie Buffard. On ne lui connaît pourtant aucune postérité, du moins pour la reprise des terres.

Postérité du second lit (Marie Buffard)

1) Jacques. Il est dit "Lacroix dit Germain", à la naissance d'une fille en 1787. Il est né le 4 décembre 1765 à Ardon, et est décédé, veuf, le 14 janvier 1848 à Châtillon, âgé de 82 ans (vue 15/25). Cultivateur, il est recensé à Craz, hameau de Châtillon, en 1841 et 1846. C'est lui qui habite à Craz, propriétaire relevé à l'Etat des sections. Il épouse, le 25 janvier 1785 à Ardon, Josephte (Marie Josèphe) Jacquemet, fille de Jean-François Jacquemet et d'Antoinette Berthet (vue 47/87), dont :

         a) Jean-Antoine, né le 26 novembre 1785 à Ardon, parrain Jean-Baptiste Lacroix (vue 59/87), décédé le 18 juin 1806 à Lancrans, à l'âge de 20 ans, noyé dans la Valcerine (Valserine), où il était tombé le 31 mai (vue 16/19).

         b) Jeanne-Françoise née et baptisée le 8 novembre 1787, fille de "Jacque Lacroix dit Germain" (vues 47 et 86/87).

         c) Claudine, née le 7 mars 1790 à Chatillon de Michaille.

         d) Anthelme, né vers 1793 à Châtillon, fils Jacques et Josette Jacquemet, cultivateur, décédé le 2 septembre 1856 à Châtillon, veuf, âgé de 66 ans cultivateur (vue 4/26, acte 15). Il est recensé à Craz (Châtillon) de 1841 à 1856. Mineur, âgé de 20 ans, né dans la commune, il épouse, le 22 juillet 1813 à Châtillon, Josephte Jaquemet, née dans la commune, 31 ans, fille de feu Jean-Louis et de feue Etiennette Mathieu, en présence d'Etienne Lacroix, aubergiste, 32 ans, et Joseph Lacroix-Marchand, 35 ans (vue 25/38), décédée avant 1841, dont :

                    I) Jean-Louis, né le 20 mars 1815 à Châtillon, décédé le 21 juin 1840 à Châtillon, célibataire âgé de 25 ans (vue 20/26) ;

                    II) François, né le 14 août 1818 à Châtillon (non cité au recensement de 1841) ;

                    III) Auguste, né le 2 mai 1822 à Châtillon (vue 20/41), décédé le 21 février 1882 à Châtillon, célibataire (vue 4/22), ayant vécu toute sa vie à Craz.

2 ?) Un Jean Lacroix succède à Jean-Baptiste aux rôles d'Ardon de 1757 à 1786 (dernière année de taille relevée). Sa contribution est dite en 1763 "diminuée de 20 sols pour vente à Louis Famy, par acte reçu je notaire [Genolin, scribe du rôle], et mis en cote pour les biens qu'il a abergé de Monsieur Dhoygne, Maître des Poste, acte reçu Bezelons notaire".

Les Lacroix de Saint-Germain-sous-Roche, autre branche

Les Lacroix qui suivent ont parfois une filiation hypothétique, et n'ont pu être rattachés

A - Guillaume Lacroix (de Tirceu), (né vers 1671, fils de feu Antoine Lacroix et Philiberta La Fontaine, mort avant sa veuve 1749). Il épouse, le 27 février 1702 à Saint-Germain-sous-Roche (74), Bernarda Lovary, fille de feu Jean-Philibert et Claudine Cattin, en présence de Jean-Claude Lacroix (vue 44/511). L'épouse est décédée le 13 janvier 1749 à St-Germain, âgée de 73 ans (née vers 1676), veuve de Guillaume Lacroix de Tirceu, dont :

     1) Germain, né le 13 avril 1703 à St-Germain (vue 56/511).

    2 ??) François Lacroix de Tirceu, dont :

              a) Françoise décédée le 3 janvier 1749 à St-Germain (vue 325/511)

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B - Claude François/1, fils de Melchior Lacroix. Il épouse, le 13 février 1703 à Saint-Germain-sous-Roche (74), Jacqueline Baunier dit Barnaz?, fille de Claude, de Chanaz à Lhopital (vue 45/511), décédée le 26 octobre 1715, en Savoie [Ancestry], dont :

       1) Jeanne, née le 19 janvier 1704 à St-Germain, parrain Bernard Lacroix (vue 58/511)

       2) Claude François/2, né le 20 octobre 1705, en Savoie [Ancestry]. Est-il le Claude François Lacroix, époux de Maurise Pernoux, dont :

                 François, né le 12 octobre 1746 à St-Germain (vue 318/511). Est-il François Lacroix dit Marchand, époux de Philibertaz Revignet, dont :

                               - Françoise, née le 21 octobre 1746 à St-Germain (vue 318/511) ;

                               - Rolande, née le 5 février 1750 à St-Germain, avec pour parrain Claude Antoine Lacroix (vue 327/511) ;

                               - Claude, né le 24 septembre 1753 à St-Germain (vue 341/511).

       3) Marie, née le 10 juin 1707, en Savoie [Ancestry]

       4) Andrea, née le 27 décembre 1708, en Savoie [Ancestry].

       5 ??) Barthelemy Lacroix, époux de Didière Francisoux, dont :

               a) Suzanne, née le 17 novembre 1749 à St-Germain (vue 327/511).

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Henri Lacroix-Marquis, époux de Claudine Pernoux, dont :

       - Vincent, né le 23 août 1750 à St-Germain (vue 336/511) ;

       - François Joseph, né le 7 mai 1753 à St-Germain (vue 340/511) ;

       - André, né le 24 mai 1755 à St-Germain (vue 344/511).

 

Ref. : vues St-Germain du début à la vue 67 (voir vue 68/511 en 1702, et suivantes...), puis vue de 313 à 354.

 

Autres Lacroix d'autres localités, donnés parfois (par erreur) pour ancêtres de ceux de Châtillon, ou de St-Germain :

I - Christophe Delacroix, né en 1709 aux (3) les Rousses, (marié à Clauda Antonia Christin dit à l'huissier), dont :

II - Pierre Alexis (né avant 1725, marié à Marie Angélique BENOIT-LIZON), dont :

III - Jacques Alexis (Jean Baptiste), marié à Marie-Anne Bonnefoy-Jacquemoz, dont ;

IV - Claude, né le 23 janvier 1705 à Saint-Germain-sous-Roche, décédé le 1er décembre 1774 à (39) Les Rousses, à l'âge de 69 ans, marié (x1) avec Marie Cécile Chretin dont 5 garçons (Pierre-François, Jean-Baptiste, Joseph-Alexis, Félix et Jean-Joseph, et une fille Marie Josèphe, tous nés entre 1734 et 1751

Publication : Ghislain Lancel. Remerciements : Jacques Levenq, pour les notes de Paul Lacroix, famille Lacroix, notamment à partir de Jean-Claude (IV).

Première publication, le 28 octobre 2026. Dernière mise à jour de cette page, idem.

 

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