| Patrimoine et Histoire de Champfromier, par Ghislain LANCEL |
Le sentier qui, à Champfromier, dans le lit de la Volferine, va du pilier de la télémécanique à la station d'épuration, passe à proximité d'un étonnant double mur, c'est le Mur des cibles !

Avant la guerre de 14-18, une formation militaire obligatoire d'apprentissage au tir était faite dans chaque village. A Champfromier, les tireurs se plaçaient sur un petit terre-plein situé en contre-bas de l'ancien moulin communal. Il n'y avait pas d'arbres dans cette partie de la vallée de la Volferine. A environ 200 mètres se trouvaient deux épais murs, dits des cibles, dont la fonction était de protéger les enfants ou adultes qui étaient là pour lever et changer les cibles détruites... Bien plus récemment au niveau des bâtiments communaux, les chasseurs, par une activité plus pacifique, s'exerçaient au Tir au pigeon d'argile.
Notons que le 28 novembre 1909, la municipalité de Champfromier, Marius Ducret étant maire, avait voté au profit de la "Société de tir l'Avant-garde" la somme de 200 francs "à titre de subvention pour lui aider à payer les premiers frais d'organisation" [RD 13, f° 187v].
Voir une balade passant par le Mur des cibles.
Publication : Ghislain Lancel.
Première publication le 30 mai 2018. Dernière mise à jour de cette page, idem.