Patrimoine et Histoire de Champfromier, par Ghislain LANCEL

Les phosphates de Terre-Verte (1896)

 

Par un acte signé, passé sous seing privé du 16/05/1896, passé entre François et Eugène Genolin demeurant au Solliet (Champfromier, Ain) d’une part, et diverses industriels et hommes de la famille Scey demeurant Souvans (Jura) d’autre part, les premiers autorisaient les seconds à rechercher, dans le délai d’une année, tous les phosphates de chaux et autres minerais pouvant se retrouver à Terre Verte. Ce lieu-dit de 1ha 50a environ, se trouve près des communaux de Monnetier (hameau de Champfromier) et forme une pâture rectangulaire entourée de bois, à gauche du chemin montant vers le Riret. Le terrain, ainsi qu’éventuellement celui des communaux, seraient alors vendus au prix de 11 francs l’are, et sinon les prospecteurs devraient remblayer les excavations...

S'il a bien été trouvé une carrière de gypse (entre Champfromier et Montanges), et des phosphates exploitables sous le château de Mussel (Bellegarde), par contre ce fut la déception à Champfromier... Mais les engagements furent respectés : on devinait encore l'emplacement du trou qu’ils ont effectivement rebouché, selon les clauses du contrat. Les anciens se souviennent, c'était près du sapin.

 

Voir aussi : Histoire de Champfromier, Introduction, page XII.

Publication : Ghislain Lancel. Remerciements et document original (acte n° 4) : Thierry Genolin.

Première publication le 14 décembre 2021. Dernière mise à jour de cette page, idem.

 

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