| Patrimoine et Histoire de Champfromier, par Ghislain LANCEL |
Même si cette page revendique le droit d'expression pour l'auteur et si elle s'oppose aux pressions d'intervenants extérieurs, elle n'est nullement dirigée contre le maire actuel de Champfromier, mais seulement contre des décisions qui pourraient nuire gravement au patrimoine de la commune (déconstruction du poids public, projet de carrière, etc.) Cette page ne traite évidememment pas des autres décisions à la charge de la municipalité. Si ce site avait existé plus tôt, Communal aurait peut-être encore son four banal !
Cette seule page du site d'esprit blog est publiée sous la responsabilité de son auteur, Ghislain Lancel.
Afin de justifier sa démarche en tentant de ne pas sortir perdant, M. le Maire a fait voter ses 13 conseillers municipaux de Champfromier à bulletin secret durant la semaine écoulée sur un risible questionnaire improvisé de dernière minute comportant 20 critères de nuisances relatifs au projet de carrière : bruits, consommation d'eau, ressenti de violence par la population, etc., l'impact du vote du 29 novembre ayant seul un coefficient 2. Chaque note devait se situer entre 1 (aucune nuisance) et 10 (nuisance la plus élevée). Le total des points était donc de : 21 "questions" x 10 points x 14 conseillers (dont M. le Maire) = 2940 points. Le total fut de 2131 points de nuisance sur 2940 soit 72,48 %. !!!!
Le vote à bulletin secret du conseil municipal du 4 décembre, s'appuyant sur cette consultation interne, a eu pour résultat l'unanimité des votes contre le projet (14 votes) !!! La carrière ne se fera pas à Champfromier.
Ultime revirement de M. le Maire, après avoir tenté tout ce qui était en son pouvoir durant des années pour faire aboutir son projet de carrière cette fois, chiffres à l'appui et en moins d'une semaine, il n'y trouve plus que vingt critère de nuisances ! L'essentiel est néanmoins que, à court terme, la carrière est enterrée ! On a gagné, on a gagné !
Restons néanmoins vigilants, pour Champfromier, et toute la Vallée de la Valserine.
Résultats (non officiels) : Inscrits : 512, Votants : 318 (62,11% des inscrits), Nuls 3, Exprimés : 315 (61,52% des inscrits).
OUI : 23 (7,30 % des exprimés, 4,49% des inscrits...) ; NON : 292 (92,70 % des exprimés, soit 57,03 des inscrits, 269 voix de plus que le Oui !!!!)
Vote complémentaire du SUREAU : Exprimés : 108, dont : Nuls 10 ; Oui 2 ; Non 96.
Avec 23 voix en faveur de son projet contre 292 opposants, M. le maire ne semble toutefois pas encore avoir compris que l'on ne veut pas de sa carrière et de ses innombrables revirements personnels ! Non seulement il est prêt à renier ses engagements qui l'ont fait élire au dernières municipales, promesses de respecter le résultat de la consultation qu'il a encore rappelées lors de ses vœux de 2009, mais en plus il voudrait en faire porter le chapeau à ses conseillers ! Lors d'une mini conférence de presse après la publication des résultats, il déclare vouloir sortir du chapeau une vingtaine de nouvelles questions, totalement inconnues de la population et dont il n'est fait aucune allusion dans la question unique de la consultation. Il a déclaré hier soir dimanque que "chaque conseiller se prononcera [le 4 décembre], anonymement, sur une vingtaine de critères. Nous verrons si leur avis coïncide avec celui des habitants" ! [Le Dauphine Libéré, lundi 30 novembre, page 4]. Rappelons que quelques jours auparavant, mais c'était avant la consultation, M. le Maire déclarait exactement le contraire dans la presse "Ce sera d'ailleurs EXACTEMENT LA MEME [question que celle de la consultation] qui sera posée au conseil municipal le vendredi 4 décembre au soir" [La Tribune, 26 novembre 2009, page 12]. M. Le maire nous exigeons que vous teniez vos engagements et fassiez respecter notre choix massivement exprimé du refus de cette carrière. Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux, de grâce, ne vous laissez pas entraîner dans un hold-up. Respectez notre volonté unanimement exprimée de sauvegarder notre patrimoine, notre Champfromier.
Peuvent voter à cette seconde consultation (organisée par le SUREAU) les personnes non inscrites sur la liste électorale de Champfromier mais justifiant d'une présence à Champfromier (dépôt de demande validée d'inscription sur la prochaine liste électorale de Champfromier, etc.) ou d'un paiement concernant une habitation à Champfromier (taxe foncière bâti, taxe d’habitation, impôt sur le revenu, et dans ce cas une copie cachant les montants est acceptée, ou une facture d'eau, EDF, etc). Les conjoints, paxés, etc. ne votent que s'ils sont mentionnés sur un justificatif. Les majeurs vivant chez leurs parents votent s'ils sont munis d'une déclaration sur l'honneur que leurs parents voteront à l'école maternelle de 8h à 18h.
Ceux qui auront la possibilité de voter personnellement à Champfromier à l'école maternelle de Champfromier de 8h à 18h, avec présentation obligatoire de leur justificatif (vote organisé par les SUREAU, sous contrôle d'huissier), même si un vote au dernier moment sera toujours possible, devront de préférence se faire connaître au préalable afin de vérifier le justificatif produit auprès des membres du SUREAU (nul n'est besoin d'être adhérent à cette association), soit par email sureau01@yahoo.fr (avec justificatif en Pdf, scanné ou photograhié en numérique joint au mail), soit aux permanences d’information qui se tiendront dans la salle de l’association Champfromier 2000 située dans l’aile droite de la salle des fêtes (accès par la petite Impasse du Foyer-Rural), au 1er étage, aux horaires suivants :
Les votes par procuration ne sont pas acceptés.
Ceux qui ne pourraient être présents à Champfromier pour voter le 29 novembre peuvent voter par correspondance . Ils doivent envoyer rapidement un mail au SUREAU (sureau01@yahoo.fr), en envoyant leur justificatif numérisé et en indiquant leur(s) adresse(s) postale(s), afin que le SUREAU leur expédie par la Poste les enveloppes et bulletins de vote à renvoyer dans l'enveloppe à l'adresse du huissier, accompagnés d'une photocopie de leur justificatif. Dans les demandes au SUREAU, bien préciser combien de personnes sont concernées, pour recevoir autant de bulletins de vote que nécessaire.
La séance, dirigée par un journaliste neutre, a duré plus de deux heures, des dizaines de questions furent posées, il est impossible de les résumer toutes dans ce petit compte-rendu.
La question du vote du 29 novembre 2009 sera : " Etes-vous favorable à la mise à disposition des parcelles communales cadastrées au lieu dit « les combettes » n°81 section D d’une contenance de 27 921 m² et au lieu dit « Les Georennes », n°1595 section D d’une contenance de 26 200 m², pour l’extension du projet économique en cours sur la commune de Montanges dans le secteur géographique de Prébasson et validé par ses élus par délibération du 15 juin 2009, formé par une entreprise locale de travaux publics portant sur l’ouverture et l’exploitation d’une carrière de « roche massive » ? "
Une si longue question n’a d’autre but pour le maire que d’éviter toute contestation devant les tribunaux. Mais alors, vu sa longueur, ainsi que le SUREAU l’a signalé dès le début de la séance, pourquoi ne pas avoir écrit la vérité intégrale, à savoir que la délibération de Montanges n’a donné qu’un avis favorable à la réserve expresse de la réalisation d’une déviation…
Seules les personnes actuellement inscrites sur les listes électorales de Champfromier pourront voter. Le vote par procuration est autorisé, il suffit de demander une procuration en gendarmerie et de la déposer à la mairie de Champfromier avant la fermeture de la mairie le vendredi précédent (27 novembre).
Il a été demandé que les résidents exclus du vote officiel pour diverses raisons [En particulier ceux imposés fiscaux de la taxe d'habitation] puissent donner aussi leur avis. M. le maire n’a pas pu refuser mais il n’y a visiblement montré aucun intérêt, seul compte pour lui de ne pas être attaqué devant les tribunaux, en procédant au plus simple, et l’on a bien compris qu’il entend se f… aussi du résultat de la consultation annexe ! [Voir ci-dessous comment procéder si vous êtes concernés.]
A la suite de cette consultation un Conseil municipal se tiendra, à priori le 4 décembre. [Il en est bien fini des déclarations post électorales et des vœux 2009 du maire affirmant que si le NON l’emportait, il suivrait ce choix !] Maintenant, M. le maire ne considère plus cette consultation que comme… l’un des éléments lui permettant de prendre une décision, « un élément d’analyse pour enrichir la réflexion du conseil municipal » ! Très forte réaction dans la salle ! La décision finale sera donc prise à la suite du vote des conseillers municipaux… Le vote se fera-t-il à main levé ? Ca dépend, si l’un au moins des conseillers demande un vote à bulletin secret, alors la loi impose que cela soit appliqué… [Ce revirement d'attitude de M. le Maire est inadmissible. Si le Non l'emporte, nous exigeons ici que M. le Maire respecte ses engagements de la période électorale, engagements qu'il a lui-même rappelés aux vœux 2009, et qu'il fasse respecter le choix de ses administrés].
Pour les autres questions et l’attitude des intervenants, le SUREAU n’a pas eu à forcer son talent fort apprécié lors de la précédente séance, les questions ont fusé de partout, des dizaines, probablement près d’une cinquantaine (que ceux dont la question n’est pas résumée ici veuillent donc bien m’excuser). Toutes les questions à l’unanimité sans aucune exception furent contre la carrière, aucune n’y étant favorable ! M. Larmanjat, pas toujours très attentif, a répondu clairement à toutes les questions sauf à celle sur son avis personnel. M. le maire n’était pas au mieux de sa forme. Il a tourné le dos à l’assemblée, assis parmi ses conseillers, probablement pour faire croire qu’il est soutenu par toute son équipe, mais aussi pour donner l’impression que le débat ne concernait que FAMY et le SUREAU (qui eux regardaient l’assemblée), et peut être aussi pour avoir le temps de se refaire un visage après une question assassine… Il n’a vraiment jamais donné l’impression d’avoir une seule réponse décisive en faveur de la carrière, ni même donné une réponse sympathique sur ce projet, tout juste quelques éclaircissements. M. Famy était bien dans sa peau, il a même osé lever la main quand un interlocuteur a fait constater qu’il n’y en avait en définitive ici qu’une seule personne qui allait faire de l’argent ! Deux conseillères municipales ont posé une question d’information. Le public a été formidable.
Un temps important a été consacré à la guerre des chiffres, M. le maire et M. Famy, contestant régulièrement ceux de l’assemblée. Par exemple si l’on cite le nombre de 584 campeurs en cette année 2009, aussitôt M. le Maire pinaille et rétorque que ce n’était qu’une année faste, et tout à l’avenant. Par contre, lui se permet de dire n’importe quoi. Quand on lui demande ce que représenterait la taxe de fortage de 30 à 35000 euros par rapport aux recettes de la commune, il lance un pourcentage avantageux (10%) mais quand on lui demande le montant des recettes, il ne répond pas - cette fois ce n’est pas qu’il veut manipuler, c’est qu’il ne sait vraiment pas -, on insiste, il donne 300.000, un conseiller lui souffle 400.000… [Mais le bulletin municipal n° 1 donne pour 2008, les chiffres de 920.400 pour les recettes de fonctionnement et de 999.792 euros de recettes d’investissement… Les 10 % ne sont donc en réalité que moins de 4% significatifs, encore ne tient-on pas compte des frais de garderie (ONF) à déduire sur le fortage… Peau de chagrin !]
On a pu observer que comme trop souvent M. le maire s’avance précipitamment sans avoir étudié à fond le dossier puis recule ou subit un revers [Voir, en tant que président de la CCBB, l’échec du Village de Marques et la revente de l’Hôtel de la Communauté de Communes]. A Champfromier, après avoir déclaré haut et fort qu’il organiserait un référendum, il reconnaît maintenant que la préfecture lui en a signalé l’interdiction… On recule aussi sur l’usage de l’emprunt qui avait fait bondir l’assistance à la première séance. Le fortage ne sert plus qu’à faire un emprunt, mais on ne sait plus pour quoi en faire… [Encore un peu et il ne saura même plus pourquoi il veut faire un trou à Champfromier pour son dernier mandat de maire de ce village]. Il n’arrive plus à croire s’en sortir qu’en monopolisant la parole sur de très longues digressions en étant en permanence à côté des principales questions. A bout d’argument, il use d’effets scéniques qui ne trompent plus personne, appelant l’un par son prénom, tutoyant l’autre, risible !
Bien involontairement le meneur des débats a parfois rendu bien service aux maire, président du Conseil général et carrier en allant chercher une autre question, sans attendre la réponse à la précédente. Ainsi l’on ne saura jamais ce que pensent ces élus et privés sur le fait que le passage à niveau du TGV à la Crotte provoquera chaque jour [et chaque nuit] des bouchons d’attente intégrant dans les véhicules les camions FAMY en pleine zone de virages …
Nul doute que cette séance fera beaucoup de bruit. Au fait les pensionnaires de la MARPA obtiendront-ils que les tirs de mines ne se fassent pas durant leur sieste ?
Voir le compte-rendu détaillé publié par le SUREAU (en format Pdf téléchargeable, voir au milieu de la page d'accueil), ou sur ce site en version htm.
De nombreuses questions furent applaudies (jamais les réponses...), par exemple celle-ci : On entend beaucoup parler de rentabilité mais ce projet « C’est une agression sur la Vallée de la Valserine, c’est voler un paysage, le bien être des habitants et la qualité de la vie ».
Les conseillers municipaux sont loin d’être tous favorables à la carrière, des discussions houleuses surviennent parfois [Dixit, M. le maire lui-même !]
Camping : situé à 525 mètres de l’emplacement du projet de carrière, il est évident qu'il disparaîtrait ou n'aurait plus de campeurs. Avec 584 campeurs en 2009, ce serait une belle perte pour le commerce champfromérand !
Déviation de Champfromier : les étroites chicanes devant l’école primaire et le Pont d’Enfer qui n’a aucun trottoir, M. le maire n’en voit pas la gêne pour les enfants des écoles et la population. Il n’envisage pas de déviation pour Champfromier, il estime qu’il sera suffisant que les camions ralentissent…
"On n’a pas tous la chance d’aller travailler en Suisse"… (Dixit M. De Souza) [Il est bien président de la CCBB ?]
Chute de la valeur des maisons : Sait-on que les agences immobilières n’arrivent plus à vendre ni à Champfromier ni dans les environs, et qu'elles demandent [prenant le risque d’un vice caché avec recours contre les vendeurs !] d’enlever les pancartes Non à la carrière !
M. le maire, aussi président de la CCBB, n’a pas demandé aux autres maires de sa communauté ce qu’ils pensaient de son projet, et il n’envisage pas de le faire jamais. Les habitants des villages voisins, eux, se sentent pourtant bien concernés, et ils l’ont dit.
Aux conseillers municipaux de Champfromier (en cas de Non, suivant qu'ils respecteront ou non le résultat de la consultation de leurs administrés), en guise d’avertissement, sous entendant les prochaines élections, régionale puis municipale, fut lancé l'avertissement : "Les électeurs s’en rappelleront…". Monsieur De Souza n’a pas apprécié. La séance des questions fut ainsi close.
Prochaine étape : les consultations du 29 novembre, celle des électeurs inscrits à Champfromier, seuls retenus pour M. le maire qui pour l’instant ne veut pas entendre parler des autres habitants (assujettis à un impôt d’habitation, etc.) et celle des résidents non inscrits organisée par le SUREAU (et ouverte à tous, adhérents ou pas de l'association).
Compte tenu des revirements habituels de M. le maire, il est important que le pourcentage des NON soit le plus élevé possible !
Voir ci-dessus, en haut de page.
La Tribune a publié la semaine dernière (29 octobre 2009) une interview pleine page du SUREAU. Comment pourrait-on être insensible à leurs arguments !
Lire la page en pdf (Remerciements : La Tribune)
A voir aussi, dans le blog du SUREAU, la magnifique banderole d’un habitant de Chézery qui se mobilise aussi :
EN VALSERINE, 1 CARRIERE = 30 ans d’ENFER, minimum ! Voir la banderole (deuxième image centrale)
Seconde et dernière réunion avant la consultation : Vendredi 6 novembre, à 18 h 30 ; venez nombreux ! (G.L., 04/11/09).
Dans le match opposant hier 9 octobre 2009 David et Goliath, le SUREAU face à la grosse armada De Souza-FAMY- UNICEM (Union des industries de Carrières et de Matériaux de Construction), c’est le SUREAU qui a largement gagné le cœur du public présent, lequel les a récompensés par des applaudissements nourris et très longtemps prolongés.
FAMY (3 personnes) a d’abord présenté son diaporama, M. Petotain, commentant ses tableaux, avec des nuances orales toutefois. Ainsi pour le mot Enrobage et face de « Poussières » sur les chemins, à l’oral ce n’est plus que « on peut » enrober la piste.
Le SUREAU (3 personnes), avec les avals des associations Champfromier 2000 et la Gaule de la Valserine (pêcheurs), a présenté un diaporama en trois parties, la première montrant Champfromier tel qu’on l’aime, avec ses rivières, ses montagnes et ses prairies, paysage fragile toutefois, à préserver d’une dégradation rapide. Puis vient la réponse au projet, comme la révélation de la nécessité de prélever 20 mètres cubes d’eau par jour sur le réseau, l’attente de 88 années pour rembourser la déviation avant de bénéficier de la taxe de fortage, ces 10 millions d’euros nécessaires à la déviation qui pourraient être utilisés à bien d’autres nécessités sociales ou communales, etc. Un court film d’anticipation mis ensuite en opposition le bonheur actuel de vivre à Champfromier et le vacarme infernal de l’exploitation d’une carrière. De très longs applaudissements, les seuls de toute la soirée, vinrent récompenser ce très émouvant travail.
M. Larmanjat, président du Conseil Général, ne prit pas vraiment parti. Mais il fit plusieurs révélations. Si déviation il y a, elle sera très écourtée, commençant bien plus loin de Prébasson que dans le premier projet. La participation du Conseil sera très faible (coup d’œil vers Famy…), de nombreuses autres déviations étant bien plus prioritaires et les caisses n’étant pas très garnies. Il faut compter 5 ans pour finaliser les démarches.
La FRAPNA (2 personnes) et le Parc se réfugient derrière les souhaits d’études d’impact plus poussées.
M. le Sous-préfet, absent, avait décliné l’invitation, ne voulant par risquer à l’avenir d’être juge et parti.
M. De Souza, insistant lourdement et critiquant pour la troisième fois le temps légèrement dépassé par le diaporama du SUREAU, donne alors la parole à M. Delorme pour l’UNICEM, qui ne se gène pas pour présenter un diaporama d’une demi-heure, sans aucune remarque du maire… Des chiffres, tous justifiés par une optique tout béton et tout enrobage, qui ne prennent pas vraiment en compte d’autres choix, comme le recyclage de vieux matériaux.
Le Conseil Municipal, presque au grand complet (il n'est plus que de 13 personnes...), n’a pas ouvert la bouche, sauf Mme Grosrey qui a cru bon de critiquer les maisons vues dans le film du SUREAU, ironisant qu’elles n’étaient pas d’ici, alors qu’il s’agissait de la ferme de la Namphée : hilarité générale dans la salle !
Curieusement aucune personnalité de Montanges n’avait été invitée. Nota : Leurs prises de position sont pourtant citées en permanence (et souvent déformées, manipulées…). Le maire de Montanges n’a pas non plus eu l’honneur ce recevoir une copie de la lettre fallacieuse mise par le maire de Champfromier dans toutes les boites à lettres de sa commune, lettre s’appuyant sur la supposée acceptation sans condition de la carrière par Montanges, aussi affichée dans les commerces.
M. le maire prend alors la parole. Naturellement il n’a pas communiqué le libellé exact de la phrase sur laquelle l’on voterait, se contentant de préciser que ce ne serait pas simplement pour un avis pour ou contre la carrière mais, si l’on comprend bien, plutôt du genre : Dans le cas où la carrière se ferait à Montanges, êtes vous favorable à son extension à Champfromier pour un quart de sa surface. Nota : on se dirige donc à nouveau vers une tournure fallacieuse, les données connues depuis 2004 donnaient une superficie totale de 45 hectares dont 20 hectares à Champfromier. L’avis de Montanges porte sur à peine 10 hectares. Le quart ferait 2,5 hectares pour Champfromier, cherchez l’erreur !
M. le maire sort alors son arme favorite quand il est contesté, le bâton ! Si vous ne dites pas Oui, vous n’aurez pas l’assainissement dans les hameaux de Champfromier, à savoir, avec les 32.000 euros de taxes de fortage et professionnelle, il envisage un emprunt de 500.000 euros, soit l’équivalent de 1 million compte tenu des participations départementales (20 %) et de l’agence pour l’environnement (30%). Nota : On se demande pourquoi il n’y a pas pensé plus tôt, depuis 3 mandats qu’il est là, il aurait pu rembourser lui-même les emprunts au lieu de les laisser à la charge des municipalités à venir (dont il ne sera plus membre) et, sans même parler des 80/90.000 euros qui viennent d’être envisagés pour la MARPA (des vieux riches dit-on), comment ferait-on s’il n’y avait la manne des 150/200.000 euros annuels provenant des forêts communales ?
M. De Souza s’est ensuite essayé à quelques questions-réponses, son exercice favori, trouvant réponse à tout comme un jeune diplômé n’ayant aucun sens des responsabilités mais avec pour seul objectif de tenir la scène ! Mais tout ne s’est pas si bien passé ! A l’un où il faisait croire que la carrière ferait autant d’emplois que l’usine Coutier, la bronca s’est soulevée (quand il a comparé les perspectives de nuisances) et il a été obligé de reconnaître que la carrière ne fournirait que 4 ou 5 emplois ! A un autre qui signalait le trompe la mort de la route de Trébillet, il a simplement déclaré que ce n’était pas dans ses dossiers ! Le témoignage le plus émouvant fut celui d’un jeune nouvel habitant de Champfromier, qui a choisi ce village pour son cadre de vie, et qui risque de voir sa maison et son avenir coincés entre une usine et une carrière…
Pour résumer, votre serviteur, au nom du site Patrimoine et Histoire de Champfromier, à posé à M. Famy une question humoristique permettant de réfléchir à l’ensemble des transformations qu’induirait la présence d’une carrière « M. Famy, la célèbre course de la Voie du Tram passant en plein milieu de votre carrière, fournirez vous les échelles aux participants pour qu’ils puissent descendre d’un côté et remonter de l’autre ? ». L’interlocuteur est resté si longtemps bouche bée que Zorro est arrivé à son secours, M. De Souza voulant répondre à sa place… On a quand même fini par avoir une réponse bien plate, le chemin sera détourné. Peut-être aurait-il pu répondre que pour pallier aux risques permanents il y aurait en prévision une échelle de pompier au fond du trou !
Nota : Rappelons, ainsi qu'il est dit en haut de page, que cet article, ainsi que tous les autres sauf mention contraire, sont de la responsabilité de Ghislain Lancel, sans être le porte paroles des conseillers municipaux de Champfromier, politiques de tous bords et autres membres d'associations locales inscrits à titre personnel pour recevoir les lettres de ce site, Patrimoine et Histoire de Champfromier. Depuis que M. De Souza, Maire de Champfromier, avait tenté de s'immiscer dans ce site à propos du Poids Public et que c'est en réaction à cette tentative que cette page a vu le jour immédiatement, personne n'a d'ailleurs plus jamais tenté la moindre pression ! [G. L.]
Même avec plus de 5000 visiteurs – oui 5000 en moins d'un an, ce qui fait de ce site l’activité de Champfromier qui de très loin fédère le plus grand nombre de personnes – ce site, qui ne consacre qu'à Champfromier, n'a toujours pas le droit à la considération de la part de M. De Souza. Un mail lui demandant des explications sur sa très confuse lettre déposée dans chacune des boîtes à lettres de ses administrés, mail pourtant envoyé le dimanche à la mairie, n'avait toujours pas eu de réponse le mardi matin (le lundi étant pourtant l'un des rares jours ouvrables de la mairie...) Contacté au téléphone, le mardi matin, on a toutefois bien été obligé de me répondre. Voici donc quelques précisions : "à priori" (de ce que l'on en sait au secrétariat, qui semble avoir pour consigne de ne pas trop en dire, tant il faut reposer de fois les mêmes questions...) lors de la première séance (9 octobre 2009) des questions pourront aussi être posées, et les intervenant choisiront de répondre immédiatement ou à la fois suivante...
La "consultation d'initiative locale" sera un vote où seront votants les personnes inscrites sur les listes électorales de Champfromier. Quant à la question sur laquelle portera le vote..., elle est connue du secrétariat, mais elle ne sera dévoilée que vendredi... Si l'on est sage ? [G. L. (07/10/09)]
Au retour de vacances à Santorin (Grèce, île dite de l'Atlantide...), où l'importante ressource provenant de l'exploitation des carrières de pierre ponce a été volontairement stoppée pour préserver le site, on tombe de haut en retrouvant le projet du trou de Champfromier. Vous avez certainement trouvé aussi dans votre boite aux lettre l'avis de réunions publiques les 9 octobre et 6 novembre (en gras), précédant la "consultation d'initiative locale" du 29 novembre 2009 (imprimé en maigre...)
C'est semble-t-il à l'initiative de 3 courageux conseillers municipaux, lors du dernier conseil municipal – où pour une fois on n'a pas entendu que les mouches voler –, que M. Michel De Souza, maire de Champfromier, a été contraint à respecter ses engagements sur la tenue des réunions publiques...
Cette fois on a changé le fusil d'épaule dans la lettre d'avis : fini les déclarations autoritaires et tapageuses de M. De Souza dans le Dauphiné Libéré du 17/10/08 " Je, Je, Je... Je n'aurai pas d'état d'âme" et d'affirmer que six mois après (donc le 17 avril 2009), le vrai débat et le référendum auraient eut lieu ! On est fin septembre... Cette fois on la joue cool, innocent, à croire qu'on est à peine concerné : "Comme vous le savez, un projet de carrière a vu le jour sur la commune de Montanges [sic] et pourrait s'étendre sur notre commune de Champfromier [sic !]". Et l'on n'hésite pas à argumenter d'un gros mensonge faisant porter le chapeau au voisin "sur l'extension de la future carrière déjà approuvée par le Conseil Municipal de Montanges [sic]". Un simple contact avec Montanges atteste que M. De Souza est en retard de rien moins que d'un mandat électoral... et que la municipalité actuelle est pour le moins circonspecte, en attente d'une réponse au financement de la déviation dont la construction est pour les voisins une condition impérative préalable.
Fini aussi l'engagement de référendum, ce n'est plus qu'une "consultation d'initiative locale", une ruse juridique ?
On compte naturellement sur notre présence "afin de débattre dans la plus grande transparence des enjeux économiques et environnementaux d'un tel projet" ! On espère qu'il n'y a pas aussi d'autres enjeux, au moment où M. le Maire s'apprête à quitter les lieux, Champfromier étant son dernier mandat, le même article du 17/10/08 finissant par l'aveu de curieux liens faisant écho à la confiance de M. De Souza : "De son côté Jean Famy affirme : Je préfère que le projet se réalise à Champfromier-Montange [et non Montanges-Champfromier], de façon à ce qu'ils en touchent les royalties". Merci, Merci, en contrepartie de vouloir dénaturer à vie pour les générations à venir notre merveilleuse terre de Champfromier.
A Santorin, qui pourtant exportait dans le monde entier depuis l'époque du Canal de Suez, on a compris.
L'avis de Champfromier est signé "Le Maire et son Conseil Municipal". N'y a t-il pas une erreur, "Trois conseillers (sur 14) et le maire" ? [GL, 30/09/09].
Monsieur le Maire de Champfromier,
Alors que vous annoncez en début d'année 2009 faire passer le nombre de secrétaires de mairies de 2 à 3 pour une prochaine plus large ouverture au public, non seulement vous avez pris une malveillante mesure discriminatoire à mon égard en m'assignant personnellement à ne pouvoir consulter les archives communales que les lundis et encore uniquement entre 10 à 12 heures..., mais quand après deux déplacements sans succès pour des motifs divers et que la troisième fois (deux personnes s'étant à nouveau déplacées spécialement pour effectuer les prises de vues) il y a une réunion dans la salle où se trouve justement le dossier que je demande à consulter (Etat des sections de 1833) et qu'il n'a toujours pas été sorti depuis trois semaines, qu'il faudra revenir une quatrième semaine, et que naturellement il n'y a eu aucune excuse pour le dérangement, ni proposition de revenir dès que la réunion en salle des Conseils aurait été terminée..., alors, non, trop c'est trop. Lettre a été adressée à M. le Préfet. Mais après plus de 3 mois d’attente et bien des relances, M. Marc Demulsant, sous-préfet de Nantua, affaire suivie par M. Olivier Viboud, a répondu en date du 17/08/09 qu’il ne "contesterai pas ses décisions". Dossier consultable sur demande. GL (26/08/09).

On se souvient qu'à la suite du projet du maire actuel de Champfromier et de l'ancien maire de Communal, une pétition avait recueilli plus de 400 signatures et une grande pancarte NON à la CARRIERE avait été posée par l'association le SUREAU le samedi 28 octobre 2006 dans le champ débouchant en haut de la montée de Trébillet (Commune de Montanges), en accord avec le propriétaire du terrain. Bonjour les nuisances et la chute des prix des terrains et des maisons pour les propriétaires riverains si le projet se concrétisait... Mais ces tristes considérations et la liberté d'expression ne plaisent certainement pas à tout le monde puisque dès la première nuit la pancarte avait été lamentablement détruite à coups de dents de pelle de tracteur... Qu'à cela ne tienne, les riverains continuent de se mobiliser. On connaissait les pancartes de La Mulaz et de la Serpentouze, où les habitants seraient particulièrement exposés par la vue de la déviation et de sa ronde de camions, et, nuisance non moins pire, par les bruits et la poussière de cette déviation véhiculés par les vents dominant d'ouest. A Champfromier aussi, l'on subit les moindres bruits de travaux qui montent sur les coteaux jusqu'aux hameaux. On vient de se mobiliser également à Communal. Bravo ! (21/04/09).
Pour cause de Poisson d'Avril, ce texte est publié avec une semaine de retard. Suite à la page de ce site sur l'Hôtel Tournier, il aurait été agréable de visiter cet ancien hôtel et d'en profiter pour photographier ces fameux lavabos modernes avec eau chaude ! Mais après 30 jours d'attente, cinq demandes réitérées et un usage de toute la hiérarchie municipale..., M. Michel De Souza, Maire de Champfromier a enfin rendu son verdict : "avis défavorable". Il fallait bien un mois pour en arriver là et faire une nouvelle fois preuve d'autant de bonne volonté en ce qui concerne la mise en valeur du patrimoine du village : Premier prix citron !
Le fichier informatique des 3609 décès relevés par mes soins pour les années 1790 à 2002 a été proposé à M. le Maire pour soulager le secrétariat des pertes de temps comcernant les demandes généalogiques, éviter les risques de dégradations des registres originaux en mairie et faciliter les recherches des généalogistes : refusé aussi, tout net : "Non merci". Quelle passion pour Champfromier ! Deuxième prix citron !
Enfin, concernant le projet destructeur de Monsieur le Maire de carrière privée de 20 hectares sur la commune de Champfromier, étant personnellement très opposé à ce projet, je me suis hasardé à poser récemment la question idiote : Que peut-on consulter comme dossiers sur ce projet à la mairie de Champromier ? La réponse ne manque pas de nous laisser pantois : rien, aucun ! Plus précisément : "Pour le projet de carrière : ce n'est pas un projet émanant de Champfromier mais celui du Carrier sur la commune de Montanges [sic] donc si vous le désirez vous pouvez prendre contact avec le Carrier ou la commune de Montanges [Re-sic !]" Ainsi on se fait réélire maire en partie sur une promesse de référendum, on fait des déclarations très personnelles sur la carrière dans les médias, mais depuis 2005, en quatre années, l'on est incapable de produire le moindre document concernant ce projet ! Incroyable, irresponsble, lamentable ! Troisième Prix citron. Ce n’est plus de carrière (Hi, hi, hi…) de sénateur qu’il faut envisager, mais d’ouvrir une nouvelle boutique, d’agrumes cette fois !
Et puisque l'on nous cache tout à Champfromier, voici quelques extraits de photos des dossiers qu'au moins à Montanges on a le courage de présenter aux administrés !

Ci-dessus, la carrière serait à 180 mètres du terrain de football de Prébasson et, comme on le voit, la sortie de la déviation n'en serait guère plus éloignée... A signaler d'ailleurs, ainsi qu'on peut le voir sur d'autres plans à propos de ce projet de route de chantier de déviation, que cette déviation ne serait pas entièrement nouvelle mais emprunterait une partie non négligeable de l'acuelle route d'accès à Montanges en venant du Pont des Pierres... A voir aussi ci-dessus, l'un des nombreux plans en 3 D montant les divers niveaux de creusement de la carrière dans les décennies prochaines... Ainsi on arrive maire dans un village propre et sain, et on se propose de le quitter dégradé et dénaturé à nos enfants, belle idée de gestion pour un maire, par ailleurs aussi Président de la Communauté de communes du CCBB ! (01/04/09)
Comme chacun sait l’un des deux centres d’activités de l’association Champfromier 2000 est la défense du patrimoine à travers la mise en valeur des sentiers de la commune. Cette année, à peu de temps du référendum sur le projet de carrière, surprise, M. Michel De Souza, maire de Champfromier, était là en personne pour l’AG de Champfromier 2000 ! Et il n’hésita pas à s’asseoir au plus près du Bureau, probablement dans l’espoir d’être pris en photo par un journaliste et de créer l’amalgame habituel auprès des lecteurs non avertis. Il est même venu en force, avec pas moins de trois autres conseillers municipaux ! Espoir de récupération ? Tentative d’intimidation pour que l’association n’évoque pas sa destruction des chemins de Champfromier ? Si c’est ça, c’est raté !
En effet, dès le début de la séance une adhérente a évoqué avec émotion qu’elle n’ose plus passer à Moulin Dernier, à cause des chiens (et du fait que le maire vient de rendre privé cette portion de route, sans même envisager d’y opposer la clause trentenaire…). Les promenades d’enfance de plusieurs générations à ce si joli pont sont donc à ranger aux rayons des souvenirs… Faudra-t-il donc, pour que l’on puisse encore rejoindre Champfromier à Monnetier en se promenant, être dans l’obligation de restaurer le vieux sentier et le pont sur la Volferine ?
Un autre adhérent (moi-même) a posé la question de l’attitude de l’association par rapport au projet de carrière (qui, entre autres, ferait passer le chemin de la célèbre course de la Voie du Tram en plein milieu d’un trou de 45 hectares…).
Le président a répondu que la position de Champfromier 2000 était claire, qu’un vote a été effectué et que, A L'UNANIMITE, les adhérents ont voté CONTRE le projet de carrière (4 mars 2009).
Monsieur le Maire de Champfromier vient de souhaiter ses vœux à la population. Joli sourire convenu de façade, discours bien tourné mais, derrière, la réalité est différente ! Pour ce qui me concerne, j’ai eu les prémices de ses vœux, appliqués à sa manière… En tant qu’animateur du site internet Patrimoine et Histoire de Champfromier, je vais souvent à la mairie. Je n’y dérange pas grand monde, depuis plus de 6 mois je ne consultais toujours que le même carton des recensements, disponible sur une table, recensements dépouillés pour le profit de tous et disponibles sur mon site, à raison d’un recensement en début de chaque mois, un travail facile, achevé, qui a néanmoins demandé des dizaines d’heures de travail, pour ne pas dire quelques centaines (fichier de 17 727 lignes !)
Je suis maintenant en train de relever les décès (pour les offrir aussi à la mairie, même si moi je n’ai pas de subvention…) Je commence surtout à m’intéresser aux cartons d’archives dont l’inventaire est disponible au secrétariat (lequel indique les délais de libre consultation et évite ainsi toutes contestations éventuelles). Tout est bien rangé au grenier, il n’y a pas d’araignées et il ne faut pas plus de temps pour monter l’escalier de ce grenier et rapporter un ou deux cartons d’archivages que pour gravir les marches de la mairie. Mais voilà, ça ne plait pas ! Au moment où M. le maire dispose de trois secrétaires au lieu de deux et qu’il déclare dans le dernier compte-rendu du conseil municipal qu’il « y aura lieu de revenir à une ouverture au public du secrétariat sur une plage horaire plus large », pour moi c’est le contraire, Monsieur le maire vient de décider (mais il me le fait savoir par mail, expédié par son secrétariat…, en date du 21/01/09) que je n’aurais plus accès à ces documents que deux heures par semaine, obligatoirement le lundi de 10 à 12 heures, et seulement si j’en ai fait la demande préalable une semaine à l’avance ! Autant dire une vraie brimade ! Il n’y a pas si longtemps, c’était disponible 3 jours par semaine, du matin au soir… Merci pour cette belle considération à mon égard, mais je suis flatté, ce n’est rien que pour moi, l’on m’a bien confirmé que personne d’autre que l’auteur du site de Champfromier ne consulte actuellement ces archives en mairie… Les internautes (ils sont 1500 familles chaque trimestre à se rendre sur ce site…) apprécieront l’intérêt que porte M. le Maire sur le Patrimoine de son village !
Tant que j’y suis, et en guise de réponse, j’en profite pour présenter moi aussi mes vœux de défense du Patrimoine, pour son dernier mandat, à M. le maire de Champfromier, et à commencer par l’espoir que la consultation des documents ne sera plus entravée et redeviendra rapidement aussi souple qu’avant, et aussi qu’il cesse de brimer les médias, tant pour moi-même à travers le site du Patrimoine de Champfromier (tentative d’ingérence à des fins politiques, suppression de l’adresse du site dans le Bulletin municipal, et maintenant brimades sur la consultation des sources) qu’à l’égard des sources des journalistes. M. le Maire, nous ne voulons plus revoir, comme en 2008 : « Je m’interroge par quelle magie une banderole partisane posée […] en fin d’après-midi vers 19h, la semaine dernière et que j’ai retiré au petit matin dès 7h, ait pu faire l’objet d’un cliché photographique si rapidement » [Tribune du 10 avril 2008].
Autres souhaits : que M. le Maire ne coupe plus les routes entre le village et les hameaux en acceptant comme privés des tronçons de chemins déclarés comme tels à la suite d’une erreur notariale, alors que depuis plus de 30 ans chacun pouvait y passer librement en bonne intelligence (ce qui justifiait alors un déneigement gratuit) : « Suite à un incident signalé au niveau de la maison sise à Moulin-Dernier, M. le Maire expose qu’à sa connaissance, le chemin vers la propriété bâtie n’est pas communal. Une vérification plus approfondie sera faite à travers l’analyse des documents notariaux du propriétaire concerné. [suivi de] Concernant le problème […], M. le Maire confirme que le chemin n’est pas communal. Les propriétaires de la maison sont invités à installer des panneaux de signalisation adéquats » [Séances des 25/04/08 et 27/06/08], et souhait aussi qu’il stoppe la reconversion sauvage en terrain à bâtir sur les anciens terrains agricoles, contrairement à ce que l’on a vu dès l’une des premières séances du conseil municipal de son 3e mandat pour la mise en lotissement de ses terrains personnels « SCP MONOD DALIN pour M. DE SOUZA Michel : demande de lotir sur la parcelle cadastrée ZB 9, route de Monnetier » [Séance du 25/04/08], deux affaires qui concernent conseillers municipaux et maire, dont on attendrait qu’ils donnent l’exemple au lieu d’entériner leurs projets personnels dès les premières séances !
Je disais dernier mandat. C’est ce M. le Maire me déclarait lui-même en novembre dernier, alors qu’il tentait de justifier les 70 euros de taxe annuelle (oui, oui, tous les ans) d'assainissements pour les habitations non raccordées au réseau d'eau de la commune… Et pourquoi son dernier mandat ? « C’est usant » dit-il ! Dernier mandat, mais comme maire… (7/11/08). Bravo, on veut donc faire creuser une carrière et partir dès le début des nuisances !
Et concernant les vœux de M. le Maire (24/01/09), qu’en retenir, en particulier concernant le patrimoine ? Pas grand-chose, un très long monologue d’auto satisfaction de 38 minutes, où tout le monde il est beau, les anciens, les nouveaux, les jeunes et les matures (rires). A retenir, un bon point pour la station d’épuration, qui sera « en planté de roseaux », satisfaction toutefois peut-être à modérer par le fait que le but n’est pas de gérer la situation actuelle, dépassée, mais que sans station moderne les nouvelles demandes de permis de construire sont bloquées. Tiens, tiens, on veut faire construire, qui ça ? où ça ?
Et le projet de carrière me direz-vous ? Facile à répondre, rien, pas un mot !
Il a fallut, alors que tout le monde se levait pour l’apéro, qu’une courageuse champfromérande pose la question pour que, surpris, M. le Maire trouve quelques phrases à répondre, et d’abord des redites : qu’il y aura un référendum précédé de deux réunions. Et puis quelques surprises, d’abord que ce projet personnel de carrière n’est plus le sien mais celui « de Montanges » [sic], et puis aussi que « La décision c’est vous qui la prendrez », « Et nous respecterons cette décision comme nous nous y sommes engagés ». Là nous prenons acte !
Et pour finir signalons une très sympathique intervention spontanée en faveur de ce site, site que M. le Maire veut ignorer, sous prétexte qu’il est privé ! Etonnant, il est pourtant non lucratif... Et le projet de carrière, lui, il ne fait pas intervenir un privé ?
Ghislain Lancel
Patrimoine et Histoire de Champfromier
http://champ.delette.free.fr/index.php
Site privé, ce qui ne gênait pas M. le Maire lorsqu’il espérait pouvoir le manipuler (25 janvier 2009).
Monsieur le Maire est aux abonnés absents ! Les questions suivantes lui ont été adressées par mail (03/11/08). A la date d'aujourd'hui (bas de page), pas de réponse !
"M. le Maire, depuis quelques temps vous devenez un féru du patrimoine. Bravo. Mais lors de l'inauguration du lavoir rénové et du jeu de boules adjacent de Monnetier, le 14 septembre dernier, vous vous êtes fait photographier devant le jeu de boules et vous avez déclaré et rappelé : "Une restauration qui s'inscrit dans la cadre de la valorisation du patrimoine de la commune". Voulez-vous dire que le jeu de boules a aussi été restauré, ou laissez-vous induire une confusion sur votre action ? Si oui, concernant le jeu de boules, nous n'avons pas les mêmes sources ! Pouvez-vous justifier des vôtres ? Et si non, pouvez-vous nous informer de savoir si les frais du jeu de boules se trouvent dans l'importante ligne des 33 569 euros des "Opérations patrimoniales" de Champfromier ?"
Que l'on me permette d'ajouter que cette demande était aussi accompagnée de répétitives questions, à nouveau sans réponses, concernant les 70 euros de taxe à payer pour une eau qui n'est pas fournie dans les anciennes fermes isolées du village. Comment a été fixé le montant de cette taxe ? Serait-elle à payer pour une année, à vie, tous les 5 ans ou pour 5 ans ? Quelle serait l'usage de cette lourde taxe, voire démesurée, et quelles mesures seraient offertes aux fermes isolées concernant l'assainissement ? Ces questions ne sont pas hors sujet, si l'on souhaite encourager, du moins comprendre, la sauvegarde d'un habitat traditionnel qui n'a pas que des avantages en cette commune de Champfromier. En attendant que M. le Maire s'occupe aussi de Champfromier, de son vrai patrimoine, et réponde aux courriers papier et informatique, il a été supprimé de la liste mail des Amis de Champfromier (05/11/08).
Après un entretien avec M. Le Maire, on y voit un peu plus clair. La ligne 33 569 euros concerne les lavoirs de Monnetier et de la rue de L'Eglise, mais évidemment pas le jeu de boules. M. le Maire n'aime pas les inauguration [sic] ! C'est à son insu, qu'étant invité pour un apéritif, on lui a demandé d'inaugurer le jeu de boules avec présence de photographe ! Quelle corvée ! (12/11/08).
Et concernant les 70 euros de taxe d'assainissements pour les non raccordés au réseau d'eau de la commune, ils ne seront pas à payer pour cette année seulement, ni une fois tous les 5 ans comme certains pensaient l'avoir compris, ni même durant 5 ans comme croyaient d'autres, mais à vie, tous les ans ! Juste une goutte d'eau qui n'avait pas été précisée et pour laquelle il a fallu attendre 3 semaines avant d'avoir, enfin, une réponse ! (12/11/08).

On apprend de Jim Gassmann, dans le Dauphiné Libéré du 17 octobre 2008, à propos du projet de carrière que Michel de Souza (avec portrait 13 x 10 cm si grand qu'il en devient flou !) va organiser un référendum qui aura lieu dans les six mois. Super, et puis ça ne mange pas de pain, il ne sait pas encore... s'il sera décisionnel ou consultatif ! Napoléon décidera ? Mieux, il souhaite un débat de fond ! Ouff, après avoir caché ce projet de carrière pendant des années, il était temps de se soucier se savoir ce qu'en pensent les habitants. Encore que, là aussi, c'est suivant l'humeur du jour, une ou deux réunions... Encore Napoléon ? Plus loin, "Je n'aurais pas d'état d'âme", dit-il ! Ca, on le sait puisqu'il n'hésite pas à tenter de museler l'information sur son propre village (voir son refus de mentionner ce site dans le bulletin). Une surprise, il semble parler au nom de Champfromier et de Montanges ! Le village de Montanges aurait-il été rattaché à celui de Champfromier ? Depuis quand ? Quant à M. Jean Famy, il préfère que le projet se réalise à Champfromier-Montanges, plutôt qu'à Confort, "de façon à ce qu'ils en touchent les royalties" ! Qu'il est gentil avec M. le Maire de Champfromier ! Il ferait mieux de nous indiquer le montant de la taxe professionnelle qui serait versée à la commune ! Si c'est bien 30 000 euros comme on l'a dit, c'est une broutille par rapport aux 140 000 euros fournis annuellement par la manne de la forêt communale, et bien ridicule par rapport à la dévastation à vie du site ! Quant à mettre en évidence rien moins qu'un intérêt économique à l'échelon départemental avec des matériaux moins chers à produire sur place qu'à importer, il faudrait justifier le besoin d'un Champfromier poubelle ouverte. Quelles preuves sont données de ces supposés besoins ? Sans justificatifs, on pourrait tout aussi bien écrire que le département n'est pas en manque de cailloux, ni actuellement, ni dans un avenir proche, et que cette carrière ne serait destinée prioritairement qu'à la Suisse qui, elle, préfère importer plutôt que de détruire son environnement... "L'important est que chacun y voie clair", ajoute M. le Maire. Bon, pour les royalties, c'est clair, on a bien compris, mais pour le référendum, décisionnel ou consultatif..., il est clair que c'est opaque ! [29/10/08]. Lire l'article du Dauphiné.
Contactée, la rédaction du Dauphiné Libéré signale que M. Jim Gassmann a été muté à Annecy et n'est plus en poste à Bellegarde. M. Lionel Travers le remplace (05/11/08).
Apparemment une pancarte Boulangerie à l'entrée du village, une autre sur la scierie et la mention BOULANGERIE à poser en lettres (lettres toujours attendues..., alors que l'on pouvait se contenter de peindre cette mention, à l'ancienne, en accord avec l'environnement) ne semblent pas suffisants pour que quelqu'un ayant faim à Champfromier soit capable de trouver la boulangerie ! Il faudrait qu'on la voit davantage ! D'où l'idée (ou l'accord ?) de M. le maire de déconstruire le poids public ! A quand la démolition du lavoir pour que l'on puisse mieux voir aussi le restaurant voisin ? Et de raser à plat la scierie et la Poste pour qu'on puisse voir tout aussi bien l'autre restaurant ? Il est pourtant très joli ce Poids public et, l'été, il est agréablement mis en valeur par les fleurs du voisinage. De plus, s'il disparaissait, l'hiver, il ne ferait que faire entrer davantage le vent froid de l'hiver par la porte d'entrée, mal placée et d'ailleurs montée à l'envers ! Nos ancêtres savaient où placer les portes et comment les ouvrir !
Dans les journaux, M. le maire se proposait de consulter les associations et les usagers. Oui mais, l'association Champfromier 2000 a émis à l'unanimité un avis défavorable à son déplacement (réunion du 5 septembre 2008). On l'ignore, M. le Maire poursuit son idée et a demandé à son équipe municipale de supprimer de la maquette de couverture du Bulletin communal n° 1 sa photo du poids public, ce qu'elle a exécuté ! On trouve donc maintenant un beau ciel de fête, de gentils enfants dans la cour de récréation et une photo truquée du village avec de fausses fleurs au premier plan (l'ensemble de la publication, d'ailleurs, est sans aucun justificatif de crédit photographique...) Pire, le premier élu du village n'a pas hésité non plus, on le sait, à me demander de supprimer une photo semblable dans mon site, ce que j'ai évidemment refusé. Mon site précédent, celui de L'Etoile en Picardie, a reçu plus de 46 000 visites sans que jamais personne ne tente aucune pression sur moi. Cette tentative d'ingérence du "Premier" élu de la commune (en fait quatrième seulement au premier tour des dernières municipales...) est inadmissible, cet agissement est intolérable !
Pourquoi voudrait-on priver de leurs racines ceux qui ont toujours vécu ici ? Ce Poids public a toujours été ici ; il est magnifiquement mis en valeur par le mur en trompe l'œil de la boulangerie. Il attire les touristes qui n'auront plus qu'une seule envie, acheter des petits pains et les déguster à la terrasse d'un café ou restaurant voisin. Ce quartier est historique, c'est celui du Pont d'Enfer, ne le détruisons pas !
Lors de l'entretien du 7 novembre 2008, M. le Maire a voulu montrer qu'il est de longue date un défenseur du patrimoine, et pour preuve son action en faveur du Pont du Dragon, racheté 1 franc symbolique, à charge pour la commune d'y effectuer les réparations. Exact et bravo. Sauf que le but n'était pas la préservation du patrimoine, mais d'échapper à la co-reponsabilité, de propriétaire privé et de commune, en cas d'accident ! Et c'était il y a plus de 10 ans, vers 1995... On attend le prochaine action involontaire en faveur du patrimoine : en 2009, avec le NON à la carrière ? (12/11/08).
A deux reprises (les 16 et 20 octobre 2008), Monsieur le Maire de Champfromier, en tant que Président de la CCBB, a été sollicité afin qu'il donne son autorisation au gardien de la décharge municipale pour qu'il puisse téléphoner afin de signaler un objet mis au rebut et qui pourrait avoir sa place dans le "Musée de la Chandelette". A la date d'aujourd'hui (voir bas de page), Monsieur le Maire, n'a pas voulu faire ce geste infime de bonne volonté ne coûtant que quelques euros sur le téléphone de la CCBB pour la sauvegarde du patrimoine de Champfromier d'objets délaissés à la décharge ! Nous en prenons bonne note (29/10/08).
M. le Maire n'a "pas d'objection" à ce que le gardien de la décharge signale et propose au Musée de la Chandelette la présence d'objets du patrimoine local à soustraire de la décharge pour le musée. Peut mieux faire, mais merci quand même (12/11/08, entretien du 7/11/08).
Du site Patrimoine et Histoire de Champfromier, Monsieur le Maire semble n'y apprécier que les devinettes ludiques. C'est déjà ça ! Rappelons néanmoins, qu'après mon refus d'acquiescer à sa demande de supprimer la photo qui lui déplait dans la Promenade virtuelle, il a demandé à ce que l'adresse internet de ce site ne figure plus dans le Bulletin communal ! Dommage de vouloir ignorer ce site, on compte pourtant plus de 40 Amis sur la liste mailing (et même 5 élus !) et plus de 110 visites hebdomadaires, ce qui devrait faire environ 3 à 5000 visites annuelles !
Patrimoine, cadre de vie, on peut s'en passer ?
Dernière mise à jour de cette page, le 7 novembre 2009.