| Patrimoine et Histoire de Champfromier, par Ghislain LANCEL |
Le pont des Oules (Oule : trou, marmite) est en fait un passage en surface des pertes de la Valserine, placé à cet endroit depuis des temps immémoriaux, du fait que les très profondes fissures creusées par la rivière dans le dur calcaire sont par contre très étroites et en permettent presque naturellement le franchissement.

Sur la carte ci-dessus le nord est approximativement à 45°, vers l'angle en haut à droite. C'est une carte de Lancrans qui, encore en 1846, était une vaste commune s'étendant de Confort à Vanchy. On voit ici, rive droite de la Valserine, la mention, de la Cabane des douaniers et le dessin de deux sentiers y arrivant. Rive gauche, sur la carte complète, le sentier partant du pont, y est représenté sous le nom de "Chemin n° 7 du Pont des Oules". Il finit par rejoindre un chemin plus large, lequel allait alors du Moulin de Métral à la Chapelle de Lancrans.
Ce passage antique, lieu présumé de la tragique migration des Helvètes en gaule transalpine, en 58 avant J.-C., était devenu obsolète après que, suite au traité de Lyon (1601), le pont Lavardin (plus tard dit de Bellegarde, de Coupy), ait été construit, à moins de 2 km en aval, juste avant que le Valserine ne se jette dans le Rhône.
Voir l'emplacement du vrai pont ancestral (inédit)
Source : AD01, Cadastre en ligne, Lancrans, 1846, feuille D9.
Compléments : Pré-inventaire du canton de Collonges (p. 94) ; Le Chemin des Espagnols..., par G. Lancel (plan et historique en 1750, p. 50 et éparse) ; etc.
Publication : Ghislain Lancel (25/03/2012).
Première publication le 14 janvier 2020. Dernière mise à jour de cette page, idem.