Patrimoine et Histoire de Champfromier, par Ghislain LANCEL

Châtillon-en-Michaille/Généalogie : Lacroix

 

La présence des Lacroix à Châtillon-en-Michaille (Ain) commence, dès 1743, par une exploitation agricole justifiant d'être contribuable de la taille due en cette paroisse (probablement suite à l'achat des biens d'une personne décédée), payée par un Germain Lacroix, fils de Claude, habitant au hameau de Beaumont de la paroisse de St-Germain-de-la-Roche (de nos jours St-Germain-sur-Rhône, en Haute Savoie), cette paroisse étant située à près de 20 km de Châtillon. Germain habitera Châtillon avec sa famille dès avant 1743. Sa terre est transmise à Jean-Baptiste, son fils d'un premier lit, né après un mariage tardif. Mais ce dernier, pourtant marié lui aussi à deux reprises, n'eut pas de fils viable pour poursuivre l'exploitation agricole.

Bien avant, la terre semblait déjà reprise et partagée entre deux enfants d'un Jean-Claude Lacroix (de St-Germain). Ils étaient très probablement apparentés, mais les patronymes évoquant "la croix" sont très fréquents, et on manque de justificatifs (à trouver par des actes notariés) pour relier, si c'est le cas, ce Jean-Claude au Jean-Baptiste précédent. Ces deux enfants étaient une fille Claudine née du premier lit (qui, elle-même, se mariera à trois reprises), et un Pierre, étonnamment dit "bourgeois"-laboureur né du second lit. Malgré la lignée paternelle, tous deux sont nés de Châtillon, et il en sera de même pour toute la descendance du fils. Leur grand-père est un Christophe, qui est donc à l'origine de toute la branche des Lacroix de Châtillon établie dès lors.

Au XIXe siècle nombreux sont les Lacroix qui ont abandonné la terre pour des professions commerciales (les deux sœurs Lacroix hôtelières à l'Hôtel de l'Ecu, tout en bas à gauche de la rue de l'Eglise, un marchand drapier, un boucher, etc.), ou des carrières administratives ou d'état (percepteur, juge de paix, douanier). De leurs recherches d'emplois, et de promotions, il en résultera un attrait pour d'autres lieux, essentiellement vers les grandes villes. Faute parfois aussi de postérité mâle, le patronyme Lacroix disparaît à Châtillon. Mais les descendants partagent volontiers les volumineuses notes d'archives privées qui avaient été prises concernant le village et les autres familles de notables.

 

Voir les Généalogies Lacroix, agrémentées de photographies des années 1900 et de cartes postales de Châtillon et de Trébillet

 

Publication : Ghislain Lancel. Remerciements : Jacques Levenq, pour les notes de Paul Lacroix, famille Lacroix, notamment à partir de Jean-Claude (IV).

Première publication, le 28 octobre 2026. Dernière mise à jour de cette page, idem.

 

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